‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 158 sur 362 · XXIX SEPTEMBRE. — V. FRANÇOIS FOGLIANO · texte numérisé non relu

XXIX SEPTEMBRE. — V. FRANÇOIS FOGLIANO

Alegxmbe, Heroes et Victim. charit., p. ôS^. — Patrignani, Menol., 29 selt., p. 255. — Tanne», Societ. Jes. ApostoL, imitai., p. 835. — • So- TUELLus, Bibliotli., p. 26G.

* Le vingt-neuvième jour de septembre de l'an 1609, le P. François FoGLiANO, né en Valteline, mourut au Collège floinain, à l'âge de soixante-six ans. Il avait été gagné à la Compagnie par le P. Nicolas Bobadilla ; il y vécut cinquante ans avec la réputation d'un saint, dans l'exercice ininterrompu de la mortification, de l'humilité et de la charité. 11 disait hautement qu'il n'était né que pour servir les autres, et ses actes étaient d'accord avec ses paroles. Tout lui était bon, pourvu qu'il eût moyen de s'abaisser et de se rendre utile. Il s'offrait à ceux qui manquaient de compagnon pour sortir ; il remplaçait ou aidait les Frères Coadjuteurs dans les offices les plus bas et les plus laborieux ; il se faisait le copiste des Scolastiques qui, retenus par la maladie ou quelque indisposition, n'avaient pu prendre les leçons des professeurs. Deux fois au moins il transcrivit en entier de sa main tous les ouvrages du P. Salmeron.

11 avait juré une haine mortelle à son corps ; on peut dire ([u'il pratiquait à la lettre cette abnégation et celte mortification continuelle et en toutes choses que saint Ignace propose à ses enfants. Une pieuse bienfaitrice avait laissé trente-six mille écus au collège de Naples, et selon la coutume, on demandait les suffrages pour le repos de son âme. Le P. Fogliano prit l'engagement de lui attribuer, dans l'espace de trois mois, les mérites d'un même nombre d'actes de pénitence. Outre les ciliées, les disciplines, les jeûnes, dont l'usage lui était familier, il avait coutume, pendant

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l'été, de se charger de gros vêtenienls, et de s'exposer tête nue à l'ardeur du soleil ; pendant l'hiver, au contraire, il n'usait que de vêtements légers.

11 passait en oraison les nuits presque entières. A l'exercice de la présence de Dieu, il joignait une dévotion extraordinaire à la Très Sainte Trinité ; cette dévotion, dont il serait difficile de trouver de pareils exemples, se traduisait par une multitude de pratitiques qu'on serait tenter de traiter de minuties, si l'esprit de foi ne les relevait et n'en faisait des actes très parfaits de la vertu de religion. Ses biographes en rapportent plusieurs exemples. Au reste. Dieu fît connaître lui-même par des signes sensibles qui demeurèrent imprimés sur le cœur du saint religieux après sa mort, combien cette dévotion lui avait été agréable. En témoignage de sa vénération pour le P. Fogliano, le Père Général Claude Aquaviva ordonna que son corps fût placé dans une sépulture à part, et sur sa iombe il fit graver ces simples mots : « Pater Franciscus Folianus Societatis Jesii^ exiniivs Sanctissimœ Trinitatis cjiltor; P. François Fogliano, de la Compagnie de Jésus, insigne par sa dévotion à la Très Sainte Trinité ».

JuvENCius, Histor. Societ. Jesu, part. 5a, Ub. 25, § 5, p. 856. — Na- DASi, Atin. dier. memor., 29» sept., p. 190. — Id. , Pretiosœ occupât, morient. in Soc. Jesu, c. 6, n. 7, p. 45. — Dhews, Fasti Soc, p. 380. — Patiugnani, MenoL, 29 setl., p. 251. — Sotuellus, Biblioth., p. 111. — SoMMEuvoGEi., BîhUoth., t. 3, p. 924. — Schinosi, Istor. délia PrO' vinc. di Napoli., t. i, p. 256 et suiv. — Santagata, Istor. délia Provinc. di Napoli, t. 3, p. 338. — Riio, Varix virtut. Histor., p. 393. — Guidée, Ménol., 29 sept., p. 309. — Nierembeug, Varones ilustres, t. 5, p. 84.

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