‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 165 sur 362 · IV OCTOBRE · texte numérisé non relu

IV OCTOBRE

Le quatrième jour d'octobre, fête de son glorieux patron saint François, mourut en 1S88, au collège de Caltagirone, le P. François Zafferana, vénéré de son vivant et après sa mort comme un saint. Il semblait n'avoir dans le cœur, comme le séraphin d'Assise, que le Sauveur et l'amour des souffrances. En classe, lorsqu'il disait seulement quelques mots de Jésus-Christ à ses écoliers de grammaire, ils étaient tout embrasés ; et beaucoup d'entre eux lui durent ainsi leur vocation à la vie religieuse. Plus tard, quand il fut appelé à la sanctification des âmes, dans les villes et les campagnes de la Sicile, son arme la plus puissante fut encore la salutaire dévotion des plaies et des douleurs de Jésus en croix. Le P. Zafferana demandait instamment à Notre-Seigneur la grâce de mourir en entendant lire la Passion, et d'expirer à ces paroles : « Pater ^ in nianus tuas commendo spiritum meum! Mon Père, je remets mon âme entre vos mains » ! Or, cette double grâce lui fut accordée ; il rendit son dernier soupir en l'unissant à celui de Jésus. Plusieurs personnes très dignes de foi déclarèrent avoir vu son âme monter droit au ciel, et sans passer par les flammes du purgatoire. Il était âgé de cinquante ans, et en avait passé trente dans la Compagnie.

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