‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 177 sur 362 · X OCTOBRE. — P. JEAN-BAPTISTE CACCIOTTOLI · texte numérisé non relu

X OCTOBRE. — P. JEAN-BAPTISTE CACCIOTTOLI

fruits immenses. Souvent, il devait prêcher en plein air, les églises ne suffisant pas à contenir les foules qui accouraient pour l'entendre. Parfois les communions dépassaient le chiffre de dix mille. Nulle fatigue, nul danger ne pouvaient ni l'eifrayer, ni l'arrêter. On essayait un jour de le détourner d'une mission dans un pays malsain : « Non, reprit-il ; craindre les incommodités et rechercher ses aises, c'est le poison de la vie apostolique ». — « H n'y a d'autre bien en ce monde, disait-il encore, que de se dépenser et de soufl'rir jiour Dieu ».

Rappelé à Naples, il s'y dévoua tout entier, à l'exemple de son protecteur et modèle François Régis, au salut des plus malheureux et des plus méprisés, les galériens, les prisonniers, les pécheresses publiques ; et par son zèle et son incomparable mansuétude, il opéra des prodiges de conversion. Pleinement soumis à la volonté de ceux qui lui tenaient la place de Dieu, il était prêt, au moindre signe, à laisser les œuvres les plus utiles, et on ne le vit pas sans admiration abandonner parfois les missions les plus heureusement commencées, pour rester fidèle à l'obéissance. Dieu fit connaître à ce vaillant serviteur le jour où il l'appellerait à lui. Quand l'heure suprême fut sur le point de sonner : « Oh ! s'écria-t-il plein de joie, quelle consolation me cause en ce moment la pénitence que Dieu m'a donné de faire pendant ma vie » ! Le P. Gacciottoli était âgé de soixante-quatorze ans, et en avait passé cinquante-six dans la Compagnie.

Santagata, La Vita del P. Giambatdsta Gacciottoli, Nopoli, 1751. Résumé de cette même vie (Arc/i. Rom.).

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