‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 189 sur 362 · XVII OCTOBRE · texte numérisé non relu

XVII OCTOBRE

Le dix-septième jour d'octobre, à Nangazaqui, l'an 1637, lisonsnous dans une ancienne traduction française du Ménologe que nous reproduisons mot à mot, « mourut le P. Marcel Mastrilli, natif de la ville de Naples. Cet homme de miracles ayant été guéri d'une blessure mortelle par saint François Xavier, qui s'apparut visiblement à lui, s'obligea par un vœu exprès à demander la mission du Japon, selon le commandement de ce saint. Il l'obtint, et à peine fut-il arrivé dans ce royaume, qu'il fut pris, et tourmenté avec l'eau dont on le remplissait jusqu'à la gorge, pour la lui faire rendre par force avec le sang. Il fut après cela suspendu quelques jours dans la fosse, et eut enfin la tête tranchée au troisième coup de coutelas. Cet instrument plus sensible, pour ainsi parler, que ces barbares, eut en horreur leur crime, et par une espèce de prodige, ne voulut point blesser le Père les deux premières fois qu'on le lui déchargea sur le col, jusqu'à ce que exhortant lui-même le bourreau à frapper le coup qui devait le rendre bienheureux, il finit une vie aussi sainte que miraculeuse». Le P. Marcel Mastrilli n'était âgé que de trente-cinq ans ; il en avait passé vingt dans la Compagnie.

XVn OCTOBRE. — P. ANTOINE NATALE. 409

Di/Jérentes Vies, Cf. C\r\yon, Bibliogr. histor., n. 2269-2285. — Bah- TOLi, // Giappone^ lib. 5, c. 17 et suit'., p. 96 et suiv., édil. Firenze, 1832. — Patrk;n.\ni, Menai. ^ 17 ottob., p. 124. — Ménologe nis., Paris, 1747, p. 143. — Menol. Romano, Roino, 1840, 17 ottob., p. 128. — Drews, Fasti Soc. les., 17» octob., p. 406. — Nadasi, Ann. dier. memor., 17* octob., p. 227. — Santagata, Istor. délia Provinc. di Napoli, l. 4, p. 457 et suii>. — Sotuellus, Bibliotk., p. hll . — de Backer, Biblioth., l^"^*^ édit., t. 4, p. 403. — Nieremberg, Varones ilustres, nouv. e'dit., t. 1, p. 480 et suiv. — Alegambe, Mortes illustres, p. 466-518. — Grasset, Histoire du Japon, Paris, 1715, /. 2, l. 20, p. 623,

Le dix-septième jour d'octobre de l'an 1701, mourut au collège de Palerme le P. Antoine Natale, l'un des hommes apostoliques et des écrivains ascétiques les plus distingués de la Compagnie en Sicile au dix-septième siècle, et qui succomba sous le poids de la fatigue à l'âge de cinquante-trois ans. Il avait été appliqué d'abord au gouvernement de ses frères, mais il supplia le Père Général de l'en retirer, afin de pouvoir se livrer sans réserve au salut des âmes ; il fit même vœu de n'exercer aucune charge jusqu'à sa mort, à moins que l'obéissance ne l'y contraignît. Il lui fallut cependant accepter, dans la suite, la direction de tous nos missionnaires dans les trois grandes vallées de la Sicile, jusqu'à ce que ses forces le condamnassent au repos.

Durant le peu de temps qu'il passait chaque année, entre ses différentes missions, dans les maisons de la Compagnie, le P. Natale travaillait à la composition de ses opuscules de piété, dont plusieurs sont justement cités parmi les plus utiles qui soient sortis de la plume de ses compatriotes, tels que Le Paradis sur la terre, ou le bonheur de la vocation religieuse et celui qu'il A. I. — T. II. — 52.

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écrivit en laveur des jeunes religieux de nos collèges, et qui a pour titre : De cœlesti conversatione in terris a religioso viro instituenda. Chargé, dans les derniers mois de sa vie, de faire les exhortations de chaque semaine aux Scolastiques du collège de Palerme, le P. Natale prit si vivement à cœur ce saint et important ministère, qu'il acheva de s'y épuiser ; l'un de ses biographes assure qu'il mourut glorieux martyr de son zèle à former de dignes et dévoués enfants de saint Ignace, dont plusieurs parvinrent sous sa conduite à une haute sainteté.

Natale, De Cœlesti conversatione. . ., nova edit., Andegavi, 1861, notice en tête, — Sommervogel, Bibliothèque. . . , t. a, p. 1590. — Mongitore, Biblioth. Sicula, t. \, p. 69.

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