‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 263 sur 362 · XXIX NOVEMBRE. — F. JACQUES CORINA. S · texte numérisé non relu

XXIX NOVEMBRE. — F. JACQUES CORINA. S

SoTUELLus, Biblioth.^ p. 338. — Sommervogel, Biblioth., t. 2, p. 1789.

— Pathignani, Menol.^ p. 208. — Feller, Dictionn. histor., t. 2, p. 474.

— Richard Simon, Traduct. de l'ouvrage du P. Dandini, Voyage du Mont Liban, Préface.

N. B. — D'après le P. Alegambe dans sa Bibliothèque, cf. Sotuellus, Biblioth., p. 338, et ceux qui l'ont suivi, le P. Dandini fut le premier Jésuite qui enseigna la philosophie à Paris ; ce n'est pas exact ; cet honneur revient au P. Jean Maldonat qui dès l'ouverture du collège de Clermont en 1564. fut chargé de la chaire de philosophie. A cette date, le P. Dandini n'était pas encore entré dans la Compagnie. — Cf. Prat, Maldonat et l'Université de Paris, Paris, 1856, p. 79 et suiv.

Le vingt-neuvième jour de novembre de l'an 1638, mourut à l'âge de vingt-trois ans au Collège Romain, le F. Jacques Corina né à Messine, dont les angéliques vertus rappelaient si fidèlement Louis de Gonzague et Jean Berchmans, que sa vie fut écrite comme la leur pour servir de modèle aux Scolastiques de la Compagnie. Mais par malheur cette biographie s'est égarée, et quelques détails rapides ont seuls été sauvés de l'oubli.

Les plus belles qualités de l'esprit et du cœur s'unissaient dans le F. Corina, et promettaient un ouvrier très utile à la gloire de Dieu, Envoyé à Rome pour y suivre les cours de philosophie, il apparut au milieu de ses compagnons comme le vivant modèle de toutes nos règles. Mais cette vie qui s'ouvrait si pleine d'espérances, allait bientôt finir. A peine avait-il terminé son cours, il fut pris tout à coup, sans cause apparente, d'un vomissement de sang. C'était peut-être l'annonce d'une mort prochaine. Aussitôt avec un courage héroïque, il supplia le P. Mutins Vitelleschi de le laisser partir pour les Indes, où il pourrait verser pour le

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nom de Jésus-Christ tout le sang de ses veines, au lieu de le répandre sans profit et sans gloire sous les assauts de la maladie. Le Père Général ne lui en refusa pas l'espérance ; et consolé par cette parole, le F. Gorina sembla revenir à la vie. Mais le mal ne tarda pas à reparaître, et ses ravages furent si rapides que le saint jeune homme fut en peu de temps conduit aux portes du tombeau. La joie la plus douce remplit alors son âme et illumina son visage. Il se répandait en actions de grâces si touchantes, que ses frères sollicitaient à l'envi la faveur de venir contempler cette agonie de prédestiné. Sentant que son dernier soupir était proche : « Je n'aurais jamais pensé, dit-il avec transport, que mourir fût si doux et si facile dans la Compagnie de Jésus ». Et peu d'instants après, il expira.

Aguilera, Histor. Provinc. Sicul., t. 2, p. 362.

* Le vingt-neuvième jour de novembre de l'an 1818 mourut à Rome dans la maison du Gesii le P. Louis Felici, salué par son panégyriste comme « le promoteur infatigable de toutes les œuvres apostoliques, le fidèle propagateur de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus, et le fondateur de la pieuse Union des prêtres séculiers de Saint-Paul à Rome ». Cet éloge n'a rien d'excessif. Entré à vingt ans au noviciat de Saint-André, Louis Felici donna aussitôt l'essor à son zèle. Il obtint de réunir les paysans de la campagne de Rome dans l'antique église de saint Vital, et de leur y faire le catéchisme le dimanche et les jours de fête ; or tels furent les

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