‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 56 sur 362 · XXXI JUILLET · texte numérisé non relu

XXXI JUILLET

Le trente-et-unième jour de juillet de l'an lbS6, un peu après le lever de l'aurore, mourut au collège de Bivona, le jeune Scolastique Antoine Guido, professeur de la dernière classe de grammaire, bien digne d'être choisi le premier de tous pour accompagner notre Père saint Ignace dans la gloire des bienheureux. Durant toute la nuit précédente, il avait paru entre la vie et la mort, quand tout à coup il se ranima comme s'il sortait d'une profonde extase, et regardant d'un air jo^^eux nos Pères et Frères qui l'environnaient : « Oh ! de quel spectacle, de quelles merveilles, dit-il, Notre-Seigneur m'a rendu témoin ! s'il me donnait le temps de les raconter, jamais les hommes n'en perdraient la mémoire » ! Et il expira peu de temps après. Or la tradition constante de la Province de Sicile, fut que, pour prix de sa vie angélique, Antoine Guido avait été admis à voir les chœurs des anges et des saints, se préparant cette nuit même à recevoir l'âme triomphante d'Ignace, et qu'il s'était envolé à sa suite dans la joie éternelle du paradis.

ÂLBERTi, Istoria délia Proviiic. di Sicil., p. 102. — Aguilera, Histor. Provinc. SicuL, t. 1, p. 127.

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