XXIV FÉVRIER. — K. PIERRE ANTONIO
une immense lumière monter vers le ciel, au dessus de la cellule où reposait l'humble serviteur de Dieu.
ÀGiJiLEUA, I/islor. Provinc. SicuL, t. 2, p. <Si5. — Boero, Menolog., 24 febb., p. 432.
Le vingt-quatrième jour do février moururent saintement au Collège Romain, deux de nos Frères, l'un simple Coadjuteur temporel, Pierre Antonio, qui précéda de cinq mois au ciel Notre Bienheureux Père en loo6 ; l'autre presque au début de ses études, Philippe EvANGELisTi, Scolastiquc, moissonné par la mort en 1737, à peine âgé de vingt-trois ans.
Aucun trait spécial des vertus du F. Antonio ne nous a été conservé par les historiens de la Compagnie ; mais sa pureté de cœur et sa fidélité à toutes les règles de son degré, lui méritèrent, à ses derniers moments, au témoignage du P. Nadasi, la douce visite de tous nos Pères et Frères déjà dans la gloire, qui vinrent visiblement chercher son ilme pour la porter au trône de Dieu.
Le F. Philippe Evangelisti, sur son lit de mort, remerciait surtout Notre-Seigneur de trois grâces insignes, des vives douleurs de sa dernière maladie, de son amour de l'oraison et de son application constante et sans réserve, à l'étude, selon toutes les prescriptions de l'obéissance. Quand la violence de ses douleurs devenait plus grande et qu'il craignait de perdre patience : « Qu'est-ce donc là, répétait-il, auprès de ce qu'il me faudrait souffrir à cette heure, dans les flammes de l'enfer, si Dieu m'y avait précipité comnle
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je l'ai mérité » ! Mais le plus doux soulagement qu'il recevait alors de la charité de ses frères, et qui le faisait tressaillir de joie, c'était d'entendre lire les souffrances des saints martyrs , surtout des plus jeunes et des plus faibles, ainsi que le récit des saints Evangiles sur l'agonie et la passion de Jésus.
F. Pierre Antonio. — Nadasi, Pretiosse occupât, morient. in Soc. les., c. 36, n. 2.
F. Philippe Evangelisti. — Boero, Menai.. 24 febbr.. p. 433.