XIV MARS. — P. VIRGILE CEPARI
intime degré d'union h Dieu. Nous en avons comme un tableau dans son beau livre de la Présence divine, et des degrés par lesquels Notre-Seigneur se communique h une àme ; ouvrage qui faisait les délices de Bellarmin mourant.
Nommé h trente-quatre ans par le P. Claude Aquaviva Recteur du collège de Florence, il fut effrayé du poids de cette charge : « J'hésitai quelque temps, dit-il dans la vie de sainte Madeleine de Pazzi, sur ce que je devais faire, ne sachant que trop toute l'imperfection de ma vie, et combien j'étais incapable de soutenir dignement un pareil fardeau. Je la priai de consulter à ce sujet Notre-Seigneur ; et je donnerai ici les termes exprès de sa réponse pour l'utilité de ceux qui sont appelés au même emploi : « Mon Révérend Père en Jésus-Christ, pour vous obéir, j'écris ce peu de paroles sur ce qui m'est venu à l'esprit par rapport à votre demande : Recevez ce fardeau du gouvernement, avec le même amour que Notre-Seigneur reçut sa croix. Demeurez-y avec la même affection et la même sérénité que Notre-Seigneur resta sur sa croix. N'y cherchez pas autre chose que ce que le même Seigneur cherchait en demeurant sur la croix, c'est-à-dire, de souffrir, d'aimer, de glorifier son Père et de prier pour ceux qui le crucifiaient.... Daigne Jésus vous remplir du zèle de son amour » !
Un jour la sainte dit à l'une de ses novices, ancienne pénitente du P. Cepari : « Savez-vous ce que fait en ce moment le P. Recteur du collège « ? — « Il est peut-être en oraison. » — « Non, reprit Madeleine, il s'entretient avec quelques Pères, et je vois l'Esprit- Saint lui suggérer tout ce qu'il leur dit ». (]e fut encore au P. Cepari que s'adressèrent les trois angéliques nièces de saint Louis de Gonzague, pour l'organisation et les règles de leur pieuse com-
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munauté, des Vierges de Jésus, approuvée par le Souverain Pontife Paul V. Enfin durant les dernières années de sa vie, chargé de poursuivre lui-même les causes de canonisation de ses saints amis Robert Bellarmin, Louis de Gonzague, ainsi que de sa glorieuse pénitente, Madeleine de Pazzi, il eut la joie d'en voir élever deux avant sa mort, au rang et aux honneurs des Bienheureux. Dans ce but il avait composé son beau traité de la canonisation des saints, le plus complet et le plus renommé avant celui de Benoît XIV, au témoignage du P. Cordara.
Patrignani, Menol., 14 marzo, p. 101. — Cordaha, Histor. Societ., part, 6», lib. 16, n. i, p. 445. — Drews, Fasti Societ., 14* mart., p. 99. — Nadasi, Annus dier. memor., 14» niart.^p. 140. — Sotuellus, Biblioth. , p. 783. — SoMMEuvoGEL, BibUotk., t. 2, p. 957. — Feller, Dictionn. histor., t. % p. 133. — .Acta SS. Jun., t. 4, p. 876, B; 891, F; 1090 .ieqq. — Id., Mai, t. 6, p. 177, 249.