‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 277 sur 331 · XXIX MAI. — P. JOSEPH AGOSTINI · texte numérisé non relu

XXIX MAI. — P. JOSEPH AGOSTINI

mais de toute la cité. Les plus habiles maîtres venaient lui soumettre leurs doutes, et se rangeaient les yeux fermés à ses décisions.

Au milieu de ces témoignages d'estime, le P. Agostini ne perdait rien de son humilité, et n'aspirait qu'à demeurer inconnu. Il fallut un ordre de l'obéissance pour le décider à faire paraître quelques-uns de ses ouvrages. Son livre à l'usage des jeunes prêtres qui débutent dans le ministère de la confession, est justement appelé un livre d'or. En une année, dans la seule ville de Palerme, il s'en fit jusqu'à sept éditions ; et soixante ans après la mort de l'auteur, on en comptait plus de cent publiées en Italie, en France et en Belgique. Une des plus douces joies du P. Agostini était de passer la récréation avec les jeunes religieux ou avec les Frères Coadjuteurs, afin de s'entretenir librement des choses du ciel. Il emporta au tombeau l'innocence de son baptême. Trente jours après sa mort, les magistrats de la cité firent célébrer, aux frais du trésor, un service solennel pour le repos de son âme, et prononcer son éloge, en signe de leur vénération. Le P. Agostini était âgé de soixante-neuf ans, et en avait passé cinquantetrois dans la Compagnie.

SoTUELLUs, Biblioth., p. 520. — Aguilera, Histor. Provinc. Sicul., t. 2, p. 416. — SoMMERvoGEL, BibUotk. , t. 1, p. 69. — MoNGiTORE, Biblioth. Sicul., t. 1, /). 372.

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