‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 286 sur 331 · IV JUIN. V. ANGE MAZZAROSA · texte numérisé non relu

IV JUIN. V. ANGE MAZZAROSA

sept ans. Son nom d'Ange et les douces leçons de sa mère lui inspirèrent de bonne heure un ardent désir do ressembler aux esprits célestes. Aucun délassement no lui était plus agréable que do se retirer à l'écart pour épancher son cœur devant Dieu. Non content de fuir avec horreur tout ce qui aurait pu ternir l'innocence de son baptême, il pleurait amèrement les fautes do ses condisciples, et n'épargnait ni prières ni mortifications secrètes; ni ferventes exhortations, pour les ramener au devoir. Jamais nul respect humain ne lui fit enfreindre une seule règle du pensionnat ; il en a[)portait ingénument cette raison, digne; d'un religieux : « Désobéir à une de mes règles, n'est-ce donc pas désobéir et déplaire à Dieu » ?

Repris une lois cependant et puni d'une faute dont il n'était point coupable, il accomplit aussitôt sa pénitence, sans dire un mot pour se justifier, comprenant déjà le bonheur d'être humilié pour l'amour de Jésus-Christ. Sa patience éclata surtout durant les cinquante jours de sa dernière maladie. Lui demandait-on s'il agréait tel ou tel remède . « Je prendrai, répondait-il en souriant, tout ce ([ue vous me donnerez » ; et jamais on ne le vit en effet témoigner un désir ou une répugnance. Ange Mazzarosa avait seulement demandé deux grâces à Notre-Seigneur, l'une d'être reçu avant sa mort, parmi les enfants de la Compagnie, l'autre de s'envoler au ciel, comme saint Louis de Gonzague le jour de l'octave de la Fête-Dieu : double faveur qui lui fut accordée pour prix de son innocence et de son amour de la croix.

Patiugn.vni, Vite di alcuni nobili Coiwittori inorti nel Seminaiio romano... Toiiiin, 1824, t. 2, p. 2.'J et suiv.

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