VIII JUIN. P. VINCENT CARAFFA
DEL Tecuo, Historia Provinc. Paraquariœ^ p. 85, 102, 284-287. — Pa- THiGNANi, Menol., 8 gitigno, p. 41. — Nadasi. Ann. dier. memor., 8"jan., p. 303. — Drews, Fasti Soc. Jes. , 8» jwi. , p. 218. — Nieremberg, Varon.es ilustres, t. 3, p. 693 et suiv. — Charlevoix, Histoire du Paraguay., t. 2, /;. 18, 112. — LozANO, Historia del Paraguay, t. 2, l. 5, c. 11, p. 111.
Le huitième jour de juin, l'an 1649, mourut dans la maison professe de Rome le Vén. P. Vincent Garaffa, septième Général de la Gompagnie. On vit briller en lui dès son enfance une pureté et une innocence de vie angélique. Il ne cessa jusqu'à l'âge de soixante-quatre ans, époque de sa mort, de faire chaque jour de nouveaux progrès dans la perfection, et il jouit constamment d'une haute réputation de sainteté. Les vertus dans lesquelles il se distingua surtout, sont celles que saint Ignace propose dans nos règles comme les vertus propres des enfants de la Gompagnie, une continuelle abnégation de soi-même, un mépris absolu de tout ce qui est purement humain, une générosité sans réserve pour embrasser tout ce qui peut contribuer à la plus grande gloire de Dieu. Aussi était-il comblé de grâces et de dons célestes, tels que Notre-Seigneur n'en accorde qu'aux âmes les plus parfaites.
Le P. Vincent Garafîa gouverna la Gompagnie trois ans et demi, non moins par les exemples do ses vertus que par ses règlements pleins de sagesse ; il prenait, pour se diriger lui-même et pour diriger les autres, la règle immuable sur laquelle ont été faites nos Constitutions. Après sa bienheureuse mort, ses restes, accordés aux instances de toute la Province de Naples furent transportés de Rome l'an 1660 et en&*evelis dans la maison [)rofesse de Naples, ofl ils
654 MKNOLOGE S. J. ASSISTANCE d'iTALIE.
sont l'objet de la vénération des fidèles, en attendant, si Dieu le permet, les honneurs de la béatification.
GuiDKE, MénoL, 8 Juin, p. 185, d'après le Ménologe Romain. — Bar- TOLi, Vita del P. Vincenzo Carafa, Cf. Carayon, Bibliographie histor., n. 1717-1722. — Patrignani, Menai., 8 giugno, p. VI. — Nadasi, Ann. dier. inenior., 8^ j'un. , p. 304. — Duews, Fasti Soc. Jes., S^j'un., /?. 217. — Andrade, Varan, ilustres, t. 5, /;. .528. — Tanner, Societ. Jes. apostoi. imitât., p. 751. — Sotuellus, Biblioth. , p. 7~d. — Sommervogel, Biùliot/i., t. 2, p. 708. — Santagata, Istor. délia Pravinc. di Napoli, t. 3,/;. 321, 392; /. 4, p. 358, 533, 576.
* Le huitième jour de juin de l'an 1673, mourut à Plaisance le P. François Sarelli, auquel les magistrats décernèrent de son vivant dans leur actes publics le titre de Ijienfaiteur insigne de la cité. Il étudiait la théologie quand une peste furieuse se déchaîna sur Plaisance. François Sarelli sollicita sur-le-champ l'honneur de se dévouer au service des malades . Mais il fut bientôt atteint par la terrible contagion. Arraché contre toute espérance à la mort, il se hâta, dès qu'il eut recouvré quelques forces, de -reprendre son poste, et de se dépenser, sans souci de la fatigue et du péril, dans tous les ministères de miséricorde spirituelle et corporelle. Dieu voulut cette fois qu'il sortît intact de l'épreuve, ■et la cité reconnaissante le proclama son bienfaiteur.
Le P. Sarelli consacra sans réserve à la Compagnie et aux ames la vie qu'il avait conservée comme par miracle. Confesseur infatigable, il était prêt à tout moment du jour et de la nuit, à se rendre au chevet des moribonds, surtout des plus pauvres et
vin JUIN. P. l'RANÇOIS SARELLI. G5S
des plus abandonnés. Ministre du collège, il était également vigilant à faire observer la discipline religieuse et attentif à subvenir avec la plus délicate charité aux besoins de ses frères. Dur à lui-même, il se flagellait impitoyablement chaque matin, faisait son oraison à genoux, et se chargeait de tous les travaux pénibles ou surérogatoires dont les autres ne pouvaient s'acquitter. Pendant qu'il remplissait l'ofïice de Procureur à Plaisance, il arriva que les troupeaux du collège mal gardés allèrent un jour paître sur la propriété d'un gentilhomme voisin. Celui-ci, d'humeur farouche, s'en prit au Père Procureur et le fit bàtonner par ses gens. L'humble religieux crut mieux faire de dévorer l'afîront en silence ; mais les magistrats ne l'entendirent pas ainsi, et l'irascible gentilhomme fut condamné à demander pardon. Le duc de Parme eut à son tour connaissance de cet indigne traitement ; la réparation lui parut insuffisante envers un homme à qui la ville tout entière devait de si grands services. Par son ordre, le tribunal fut saisi de nouveau de l'affaire, et une peine sévère fut prononcée contre le coupable. Enfin pour que rien ne manquât au châtiment de ce malheureux, toutes les calamités s'abattirent sur lui ; il perdit toute sa fortune, et le champ sur lequel il avait si brutalement exercé ses droits, devint à vil prix la propriété du collège. Le P. Sarclli mourut dans la soixante-douzième année de son âge et la cinquante-cinquième depuis son entrée dans la Compagnie.
CoRD.vR.v, Histor. Sucict., pari. 6», /. 15, n. ;»9, p. 359. — Patiugnaki, Menol., 8 giiigno, p. ^il .