IX JUIN. P. CÉSAR VIVO
toire Je la Compagnie, au milieu des saintes espèces dont il semblait laver l'outrag-e et venger l'honneur par son sang.
JuvENCius, Histor. Soc, part. 5* , l. 12, n. 140, p. ll'i. — Alegambe, Mortes illust. , ann. 1603, p. 246. — Littcr. ann. Soc, anno 1606, p. 519. — Patrignani, Menol. , 9 giugno, p. 56. — ■ Nadasi, Ann. (lier, memor. , 9» jun. , p. 305. — Drews, Fasti Soc , 91 Jun. , p. 219.
* Le neuvième jour de juin de l'an 1603, le P. César Vivo mourut au collège de Naples, dans la soixante-quatrième année de son âge et la trente-sixième depuis son entrée dans la Compagnie. Il avait d'abord exercé la profession d'avocat ; mais à l'âge de vingt-huit ans, fatigué du monde et pressé du désir de s'entretenir plus librement avec Dieu, loin du tracas des affaires, il renonça au barreau et revêtit les livrées de saint Ignace. Ses qualités naturelles et les dons surnaturels de la grâce dont il était orné, rélevèrent bientôt aux premières charges de sa Province. C'est dans la prière et l'étude assidue des Constitutions, qu'il apprenait le grand art de gouverner. Le désir de répondre pleinement à ses obligations l'animait d'une ardeur extraordinaire à se sanctifier. Car un supérieur, disait-il, devrait avoir toutes les vertus dans un degré éminent.
Les trois dernières années du P. Vivo furent cruellement éprouvées par la souffrance ; mais il ne perdit rien de sa patience et de l'inaltérable sérénité de son àme et de son visage. Il suffisait de l'entendre ou même seulement de le voir, pour se sentir animé au bien. Une de ses plus douces consolations était de se faire li- A. I — T. I. — 83.
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re chaque jour quelque passage des œuvres de saint Bernard ; c'était, disait-il, un baume à ses douleurs et un sujet inépuisable à ses méditations.
Litter. Ann. Sociel. Jes., ann. 1603, p. 22. — S\ntag\ta, Istor. délia Provinc. di Napoli, t. 3, p. 108.