‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 318 sur 331 · XXVI JUIN. I'. PAUL CAVALLINA · texte numérisé non relu

XXVI JUIN. I'. PAUL CAVALLINA

prompte gaiérison : « Non, non, dil-il, f[ne!le que soit la nature de mon mal, je mourrai certainement >^ ; et avec une filiale confiance ouvrant son âme à sou supérieur : « J'ai offert ma vie, ajouta-t-il, en échange de celle du I*. Jean Terenzio f c'était un des missionnaires ) ; je sais (pie Dieu m'a exaucé, et je lui en rends mille et mille actions de g'ràces ».

i']n ellet, le P. Terenzio guérit quelques jours après, contre toute attente ; et le P. ("avallina fut réduit à toute extrémité. Mais son cœur était inondé de joie. *i .Je n'ai jamais vu d'homme, écrivait \c P. Trigault, si assuré du paradis ; il parlait, avec une allégresse incroyable, du bonheur d'aller voir Dieu, de vivre avec Dieu, de jouir de Dieu pendant toute l'éternité ». Cependant ses forces épuisées l'obligcrenl ;i interrompre ses colloques. Il garda quelque temps le silence, et paraissait prêt à rendre le dernier soupir ; alors le P. Trigault, se penchant à son oreille, se mit à fredonner doucement ce verset de l'hymne à Jésus : Jcsu diilcis ineinoria. A ce nom Ix-ni, le moribond ouvre les yeux; ses traits s'illuminent, sa vie semble se ranimer ; il mêle un moment sa voix à celle de son supérieur, et presque aussitôt, le nom de Jésus sur les lèvres, il expire. Il avait promis que sa mort marquerait la fin de la contagion ; en effet, tous les malades revinrent à la sanlé et achevèrent heureusement la traversée.

Baiitol), In Cina, l. ;î, part. 2, //. !22, p. 03, edil. de Florence, 1829. — PATniGN\Ni, Menol., 27 giu<rno, p. 198.

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