‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 320 sur 331 · XXVII JUIN. K. HIPPOLYTE ALBKRTI · texte numérisé non relu

XXVII JUIN. K. HIPPOLYTE ALBKRTI

aussitôt la faveur d'assister et de consoler les mourants. Sa [)rière fut exaucée ; il se dévoua avec une admirable intrépidité à ce dangereux ministère, et conféra parfois dans l'espace de quelques heures les derniers sacrements à plus de soixante malades. On lui avait imposé de ne parcourir les rues qu'une torche de résine à la main, pour purifier l'air infecté: cette précaution faillit lui devenir funeste , car une g-outte de cette poix embrasée jaillit sur la prunelle d'un de ses yeux; et sans le secours de son cher patron Louis de Gonzague, il eût très probablement perdu la vue. La fête môme du Bienheureux devait lui apporter une grâce encore plus précieuse, celle de sa prochaine entrée dans le ciel. Ce jour là même, en effet, il aperçut, avec une joie extraordinaire qu'il avait peine à contenir, les taches du lléau sur ses membres, et six jours après, il expira en bénissant Dieu.

Alegvmbe. Mortes illustres, ann. 1657, p. 558. — P\ïhign.vni, Menol.,. 27 giugno, p. 200.

* Le vingt-septième joui' de juin de l'an 1577, le V. Hippolvtk Alberti, Scolastique, mourut joyeusement à Palerme, emporté avant le temps par une maladie contagieuse. 11 était regardé comme un ange d'innocence et de piété . Pendant qu'il priai I devant le saint Sacrement ou à l'autel de Marie, il semblait avoir, dit son historien, le cœur sur ses lèvres, tant l'amour sensible de Noire- Seigneur et de la sainte Vierge éclatait dans toute son attitude. C'était un spectacle plein de la plus douce édification, de le

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voir revenir de la sainte table, les traits enflammés, les yeux pleins (le larmes, tout l'extérieur si pénétré de foi, de respect et d'amour, qu'il semblait contem])ler sans voile l'adorable personne du Fils de Dieu. Cette ferveui' du F. Alberti n'était pas inactive ni stérile ; il se portait du même élan à tous ses devoirs de Scolastique. Les épreuves et les humiliations ne lui manquèrent pas ; il les accueillit non seulement avec patience et résignation, mais avec joie et reconnaissance, comme les meilleurs présents de la bonté de Dieu. Il salua avec bonheur l'annonce de sa mort pi'ochaine, et après quelques jours de souffrances, il s'endormil pieusement, au milieu des larmes de ses frères, dans le baiser du Seigneur.

Aguileiu, Histor. Provinc. SicuL, t. 2, jj. 26. — ALBEuri. Istor. délia Provinc. di Sicil., p. 349.

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