‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 11 sur 356 · VII JUILLET · texte numérisé non relu

VII JUILLET

Le septième jour de juillet, moururent saintement deux hommes que ni les maladies, ni les années n'empêchèrent de travailler au salut des âmes, jusqu'à leur dernier souffle de vie : le P. François De Smidt à Lierre en 1659, et le P. Michel De Gryse à Bruxelles en 16bl.

Le P. De Smidt continua jusqu'à l'àg-e de plus de quatre-vingts ans à visiter les pauvres, les prisonniers et les malades ; il passait de longues heures au saint tribunal de la pénitence et publiait presque tous les ans quelque opuscule sur les fondements de la vie chrétienne, les exemples des saints et les différentes pratiques de piété.

Le P. Michel De Gryse prêcha tous les jours de carême pendant vingt-deux ans. Les douleurs de la goutte n'arrêtaient pas son zèle ; tant qu'il put se mouvoir, on le vit se traîner jusqu'à la chaire et à son confessionnal. Quand on l'invitait à se donner un peu moins de peine : « Dans la Compagnie, répondait-il, il faut travailler jusqu'à l'épuisement ».

P. François De Smidt. — Sotuellus, Biblioth., p. 253. — Sommervogel, Biblioth., t. 1, p. 1310. — Paquot, Mémoires, t. 15, p. 227.

P. Michel De Gryse. — Litler. ann. Societ., anno 1651, p. 111. — Sotuellus, Biblioth., p. 614. — Sommervogel, Biblioth., t. 3, p. 1896.

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