II SEPTEMBRE. P. JACQUES POISLEVACHE
sance, qu'il conserva jusqu'au dernier soupir. Il répondit à toutes les prières avec une parfaite présence d'esprit. Sur la fin de la recommandation de l'âme, il demanda encore l'absolution, que je lui donnai pendant qu'il embrassoit tendrement le crucifix. Et après qu'il eut prononcé plusieurs fois les saints noms de Jésus et de Marie, et dit d'une voix fort distincte ces dernières paroles : In manus tuas. Domine, commendo spiritum nieiun, il rendit son bienheureux esprit à Dieu sur les trois heures du soir, jour de vendred}^ ce qu'il avoit désiré ardemment pour être plus conforme à la Passion de Jésus-Christ, à laquelle il avoit toujours eu une singulière dévotion. .
« On lui trouva après sa mort de rudes instruments de mortification sur la chair . Il y avoit bien des années qu'il ne dormoit plus que sur la dure. Il traitoit son corps impitoyablement. On peut dire que c'étoit un homme entièrement mort au monde et vraiment apostolique... »
« A Paris, ce 25 janvier 1702 ». (Arch. Rom.). — Sommervogel, Bihlioth., t. 6, p. 935.