VI SEPTEMBRE. P. PHILIPPE ALEGAMBE
Necrologium Provinc. flandr.-belgic. (Arch. Rom.). — Sacchinl's, Histor. Soc. Jesu, part. 5^ lib. 1, /?. 11. — Socherus, Histor. Provinc. Aust., p. 23, 37 seqq.., 253 et passim. — Schmidl, Histor. Provinc. Boheni., t. i, lib. 5, p. 450 et passim. — Aguilera, Histor. Provinc. sicul., t. i, p. 40. — d'Oultreman, Tableaux des personnages signalez^ p. 182. — Pa- TRiGNANi, Menol.., 6 agost., p. 27.
Le sixième jour de septembre de l'an 1652, mourut à Rome le P. Philippe Alegambr, né à Bruxelles, et dont les premières années s'étaient écoulées à Madrid et à Palerme, au milieu des plus riantes espérances du monde, à la cour du roi d'Espagne et à celle du vice-roi de Sicile le duc d'Ossuna. Dans les fréquentes visites qu'il faisait avec ce seigneur, en qualité de page, aux Pères du collège de Palerme, il fut si doucement charmé de l'air de modestie et de sainte joie des Scôlastiques de la Compagnie, que, prenant bientôt en dégoût les faux et dangereux plaisirs du siècle, il résolut, à l'âge de vingt-et-un ans, de ne plus vivre que pour Jésus-Christ. Le P. Charles Romano, son Maître des novices, s'attachait particulièrement à inspirer aux jeunes religieux qui lui étaient confiés, un ardent amour pour la très sainte Vierge et un dévouement si filial à la Compagnie, qu'ils fussent prêts à affronter pour leur service toutes les fatigues et tous les dangers. Le P. Alegambe se fit remarquer entre tous ses compagnons par ce double caractère.
Afin de se renouveler sans cesse dans sa dévotion à la Mère de Dieu, il l'honorait d'une manière spéciale, chaque jour de la semaine, sous un de ses titres, Reine des anges, des patriarches et des prophètes, des apôtres, des martyrs, des pontifes et des docteurs, des confesseurs, des vierges ; et il ne montait jamais à l'au-
tel, sans adresser à cette bienheureuse Vierge ces paroles de saint Bernard : « Pcr te accessum hahemus ad Filiiun ». Quant à son affection dévouée pour la Compagnie, nul n'ignore les immenses travaux qu'elle lui fit entreprendre pour recueillir et transmettre à la postérité les vies, les luttes pour l'Eglise et les glorieuses morts de nos martyrs, de nos écrivains et de nos victimes de la charité. Le P. Alegambe mourut à l'âge de soixante ans, dont il avait passé trente-neuf dans la Compagnie.
Litteree ann. Societ., anno 16.52, p. 5. — Sotuellxjs, Biblioth. Scriptor., p. 706. — Aguilera, Histor. Provinc. sicuL, t. % p. .591. — Stô- GER, Scriptor. Provinc. Austr., p. 8. — Sommervogel, Biblioth., t. i, p. 151. — Paquot, Mémoires..., t. 9, p. 173. — Feller, Dictionn. histor., t. 1, p. 103.