VIII SEPTEMBRE
* Le huitième jour de septembre de l'an 1599, mourut à Prag-ue le P. Stanislas Wociescovius, polonais, victime de son héroïque charité au service des pestiférés. Son dévouement et sa connaissance des langues l'avaient fait choisir pour assister les malades de toute nation que le fléau avait frappés dans cette grande ville. Le P. Wociescovius se consacra à sa mission avec l'intrépidité d'un homme qui a fait le sacrifice de sa vie, et ne redoute ni fatigues ni dangers. Au premier appel il quittait toute autre occupation et courait assister les moribonds. Atteint par le mal dans l'exercice de son zèle, il succomba au bout de trois jours. Il n'était âgé que de trente-cinq ans et en avait passé dix-sept dans la Compagnie.
ScHMiDL, Histor. Provinc. Bohem., t. 2, part. % lib. 2, n. 79, p. 178. — ÂLEGAMBE, Hcrocs et Victiin.., p. 140.
* Le huitième jour de septembre, fête de la Nativité de la très sainte Vierge, à laquelle il avait une tendre dévotion, mourut à
Polotsk, en 1809, le Frère Coadjuteur Pierre François, né en Belgique non loin de Tournai. « Il a plu à Dieu Notre-Seigneur, dit l'auteur de son éloge, de faire voir en cet humble Frère un parfait modèle de la vie religieuse ». Il avait été d'abord engagé dans les liens du mariage. A la mort de sa femme, le désir de suivre de plus près Notre-Seigneur lui fit tourner ses regards vers la Compagnie. 11 fut admis par le P. Corneille Geerts, au nom du Père Général, et partit pour Dûnabourg, où était le noviciat. Il avait quarante-trois ans. Dès le premier jour, nul ne se montra plus simple, plus modeste, plus obéissant, plus adonné à l'oraison. Ses supérieurs et ses compagnons affirment qu'on ne le vit jamais manquer à aucune règle.
L'ignorance de la langue le condamnait à un silence pénible ; il ne s'en plaisait pas moins dans la société de ses frères. La seule pensée, disait-il, qu'il se trouvait avec des compagnons de Jésus suffisait à le réjouir. Après quatre années seulement de vie religieuse, le F. François entendit l'appel du bon Maître, qui l'invitait à recueillir le prix de sa généreuse fidélité. Il surabondait de joie; et comme un Père l'encourageait à la confiance : « Oui, reprit-il avec un doux sourire, j'irai au ciel ».
Suinmnr. vitœ defutict. in collcg. Polocens. 1749-1815 {E ms. Provinc. Gcilic).