XI SEPTEMBRE
Le onzième jour de septembre de l'an 1629, le P. IIermann Hugo, de Bruxelles, aumônier en chef des armées catholiques de Flandre, mourut saintement à Rheinberg, à peine âgé de quarante-et-un ans. H était consumé du zèle des âmes. Pour arracher au démon un de ses écoliers, il se flagella jusqu'au sang quatorze jours de suite et, pendant ce même temps, prit son sommeil, revêtu d'un cilice, à terre ou sur une planche nue. Lorsqu'il était professeur de rhétorique au collège d'Anvers, ses élèves publièrent quelques-unes des lettres écrites par les missionnaires de la Chine et du Japon, monument à la fois de leurs progrès dans la langue de Cicéron et de l'esprit de zèle et de piété que le P. Hugo leur inspirait.
Pour ne rien perdre de sa première ferveur, le saint religieux s'examinait tous les matins, à la fin de son oraison, sur sa fidélité à conserver les pensées et les désirs de son noviciat. Les jours de fêtes et les dimanches, il prolongeait sa méditation ordinaire de deux heures au moins, et d'une heure le samedi en l'honneur de la très sainte Mère de Dieu. Quand il était libre de toute occupation, il se donnait encore plus largement carrière, et demeurait pour ainsi dire tout le jour au pied du Saint Sacrement. Afin de ne jamais