‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 152 sur 356 · XVIII SEPTEMBRE. F. PIERRE RYSZKOWSKI · texte numérisé non relu

XVIII SEPTEMBRE. F. PIERRE RYSZKOWSKI

en passa douze en Angleterre, sans cesse occupé à visiter les maisons des catholiques, presque toujours à pied malgré une santé chancelante et délicate. Arrêté par les hérétiques pendant qu'il était à l'autel, de prêtre il devint bientôt victime. Sa joie et son désir de souffrir pour Jésus-Christ brillèrent alors avec éclat. Car un noble catholique lui ayant ménagé un mo^^en de recouvrer sa liberté, il y renonça en faveur d'un de ses compagnons, et donna ainsi par sa mort un solennel témoignage de son amour pour Dieu et le prochain ».

Summar. vitas defunct. Provinc. Angl. (Archiv. Rom.]. — Alegambe, Mortes illustres, p. 593 seqq. — Tanner, Societ. Jesu milit., p. 122 seqq.

— Menologium sanctorum et viroruin illustr. S. J., Tyrnaviœ, 1730, 17* sept., p. 142. — Divers Menai. — Guidée, 18 sept., p. 297. — Na- DAsi, Annus dier..., 17^ sept., p. 172. — Drews, Fastî..., 17* sept., p. 364. — Patrignani, Menol., 17 setl., p. 151. — Foley, Records, t. 3, p. 68 et suiv. ; t. 1 , p. 168. — Nieremberg, Varones ilustres, t. 6, p. 194.

— GoRBY Ambr., Certamen triplex a tribus S.J... sacerdotibus... susceptum... — Sommervogel, Biblioth., t. 2, p. 1410. — Challoner, Meniorie..., p. 11^. — Oliveh, Collections, p. 74. — Crétineau-Joly, Histoire de la Compagnie, t. 3, ch. 8, p. 391.

*Le dix-septième jour de septembre de l'an 1708, mourut à Vilna dans la maison du noviciat le F. Pierre Ryszkowski, Goadjuteur temporel. Un acte de curiosité fut l'occasion dont Dieu se servit pour le détacher du monde et l'amener à la Compagnie. Il était au service d'un seigneur polonais. La diète du royaume s'étant rassemblée à Varsovie, ce seigneur avait reçu l'hospitalité avec sa suite dans notre maison professe. Pierre Ryszkowski connaissait

surtout les Jésuites d'après les bruits ridicules ou malveillants qui circulaient sur leur compte ; il se mit à observer de près toutes leurs démarches. Les voyant un jour se réunir au son de la cloche, il alla sans bruit coller son oreille contre la porte de la salle où ils étaient entrés, pour entendre ce qu'ils disaient entre eux dans ce conciliabule. Or c'était une exhortation domestique : « Eh quoi, ditil après avoir écouté quelque temps, ce sont là les Jésuites ! C'est là leur doctrine ! C'est à cette perfection qu'ils tendent et s'encouragent les uns les autres » ! Et cédant à l'inspiration de Dieu, qui parlait à son cœur : « Eh bien ! ajouta-t-il, je vivrai et je mourrai dans un Ordre si saint)). Il tint parole.

Après sa probation, le F. Ryszkowski fut chargé d'une ferme du noviciat, appelée Pelikan3^ Il l'administra avec un dévouement admirable qui hâta peut-être sa fin. Car pendant l'invasion suédoise, sa vie ne fut qu'un martyre presque continuel ; mais par sa prudence et son énergie, il sut défendre contre la violence et le pillage des hérétiques les biens de Dieu qui lui avaient été confiés. Le F. Ryszkowski mourut saintement à l'Age de cinquante-trois ans, dont il avait passé dix-sept dans la Compagnie, laissant une mémoire en bénédiction.

Summar. vitie defunct. Provinc. Lithuan. (Arc/t. Rom.). — Pos/akowski, Societ. Jes. lithuan., p. 733.

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