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Le premier jour d'octobre de l'an 1578, mourut au collège de Louvain le P. Jean de Harlem, professeur d'Ecriture sainte et de langues orientales, qui eut l'honneur de compter parmi ses élèves le saint et savant cardinal Robert Bellarmin. Les jeunes gens et les professeurs de l'université le vénéraient lui-même comme un homme du plus haut mérite. Bien qu'il vécût douze ans à peine dans la Compagnie, il avait déjà rempli la charge de Recteur et celle de Vice-Provincial de Flandre quand il mourut. Pendant que l'on récitait autour de son lit les prières des agonisants, il vit son ange gardien, accompagné d'une multitude d'autres esprits célestes, descendre vers lui, pour l'inviter au repos et à la gloire du ciel. De son côté, le P. Florent Bronchorst assura l'avoir vu tout
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environné d'une lumière miraculeuse, au moment où il expirait. C'est au P. Jean de Harlem que nous sommes redevables du court mais précieux Index Bihlicus réimprimé tant de fois avec les éditions de la Vulgate. Le P. de Harlem n'était âgé que de quaranteet-un ans.
Necrolog. Provinc. flandr .-belgic . (Archiv. Rom.). — Sacchinus, Histor. Societ. Jesu, part. 4^ lib. 6, n. 155 seqq., p. 190. — Nadasi, Annus dier. mentor., 1» octob., p. 198. — Id., Pretiosœ occupât..., c. 13, n. 2, p. 97. — Patrignani, Menol., i ottob., p. 2. — Sotuellus, Biblioth., p. 460. — SoMMERVOGEL, BïbUoth., t. 4, p. H3.
* Le premier jour d'octobre de l'an 1558, mourut à Vienne en Autriche le P. Thierry Gérard ou Gerritsen, d'une noble famille d'Amsterdam. Le P. Martin Olave, Recteur du Collège Romain, n'hésitait pas à dire que de tous les jeunes religieux qui fréquentaient alors les classes et dont plusieurs se distinguaient par des qualités hors ligne, il n'en voyait aucun qui offrît un ensemble plus accompli. Le premier par la science et le talent, Thierry Gérard était aussi le premier par la piété, la modestie, l'obéissance, l'amabilité des manières. Il occupa la chaire de philosophie du Collège Romain et gouverna ensuite le Collège Germanique avec une égale réputation de prudence et de bonté.
Lorsque le bienheureux P. Canisius fut chargé de suivre le nonce apostolique en Pologne, le Père Général Jacques Lainez le lui donna pour compagnon. Mais en arrivant à Vienne, le P. Gérard, sur qui la Compagnie faisait reposer de si légitimes espé-
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rances, fut emporté par une mort prématurée. Sa fin, disent nos historiens, fut cligne de sa vie. Quelques heures avant d'expirer, voyant auprès de son lit le P. Thierry Ganisius, frère du bienheureux : « Mon Père, lui dit-il, voici que j'entends les concerts des anges ; venez avec moi ». Après avoir reçu l'extrême-onction, on l'entendit exalter en termes animés la grâce de notre vocation. « Mes chers frères, continua-t-il en s'adressant aux jeunes gens qui l'entouraient tout en larmes, comme ce serait un crime de douter et de délibérer dans les choses de la foi, ainsi dans l'affaire de la vocation, il n'est pas permis de douter et de délibérer. Si le démon vous inspire quelque pensée contraire à votre saint état, chassez-la aussitôt comme un doute contre la foi ».
Sacchinus, Histor. Societ., lib. % n. 119, /?. 61. — Socherus, Histor. Provinc. Austr., lib. 2, n. kl, p. 71. — Nadasi, Ann. dier., 1'' octob., p. 197. — Drews, Fasti..., 1* octob. , p. 383. — Ménol. holland., 1 oct.