‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 223 sur 356 · XXIX OCTOBRE · texte numérisé non relu

XXIX OCTOBRE

Le vingt-neuvième jour d'octobre de l'an 1707, mourut dans les missions du Chili le P. Philippe Van der Meeren, flamand, appelé dans les relations espagnoles Philippe de la Laguna, l'apôtre de plusieurs nations féroces des Cordillières et en particulier des tribus infidèles du Nahuelhuapi. Les historiens de la Compagnie nous ont conservé la formule du vœu qu'il fit, pour obtenir du gouverneur François Ibanez de Peralta l'autorisation d'aller travailler à la conversion de ces pauvres idolâtres. « Moi, Philippe de la Laguna, de la Compagnie de Jésus, je promets à la Très Sainte Trinité, devant la très sainte Vierge Marie et toute la cour céleste que je dirai trente messes et jeûnerai trente jours au pain et à l'eau, pour le bonheur éternel et temporel du seigneur gouverneur, si j'obtiens aujourd'hui ce que je viens lui demander en faveur des Indiens Puelches et Poyas. — Vive l'amour de Dieu ! — Philippe ». Le P. Van der Meeren mourut à l'âge de quarante ans, dont il avait passé vingt-quatre dans la Compagnie, et cinq dans les missions du Chili.

Olivares, Historia de la Compahia de Jésus en Chile, cap. 17, § 7, p. 506. — Enrich, Historia de la Compahia... en Chile, t. 2, cap. 5, p.

52 suii>. — Lettres édifiantes. Relation de l'e'tablissement de la mission de Notre-Dame de Nahuelhuapi, tirée d'une lettre du P. Philippe de l.v Laguna, édil. 1819, t. 5, p. 92.

* Le vingt-neuvième jour d'octobre de l'an 1632, expira saintement au collège d'Alost le Frère Scolastique Guillaume Asseliers, qui avait préféré la mort au danger de perdre sa vocation. La vue de deux religieux du même collège, placés dans une situation bien différente, avait fait naître en son âme cette généreuse disposition ; l'un, en proie à une douloureuse maladie, descendait rapidement vers la tombe; l'autre, fatigué du joug de la règle, s'apprêtait à le secouer et à rentrer dans le monde. En présence de ce contraste, le F. Asseliers sentit une inspiration soudaine. Il alla se prosterner au pied du Saint Sacrement et, de toute l'ardeur de son àme, conjura Notre-Seigneur de le frapper du même mal que le relio-ieux fidèle, et de le faire mourir comme lui plutôt que de permettre qu'il sortît de la Compagnie. Sa prière fut exaucée. Le F. Asseliers fut atteint du mal qu'il avait souhaité; et peu après, le cœur surabondant de joie, il rendit le dernier soupir sous la livrée des enfants de saint Ignace. Il était âgé de vingt-six ans et en avait passé six dans la Compagnie.

Nadasi, Annus dier..., I^'^octob., p. 250. — Id., Pretiossc occupât., c. 37, n. 4, p. 288.

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