VIII NOVEMBRE. PP. JAMOT, ÏRZCINSKI, MATTH^US
à Gand en 1634, le second à Varsovie en 1653, le troisième à Ypres en 1667.
Le P. NicoLAS Jamot, de la Province flandro-belge, était âgé de trente-quatre ans et en avait passé seize dans la Compagnie. Il semblait ne vivre que pour se dévouer et se sacrifier. Quand la peste se déclara à Gand, il fit aussitôt le vœu, avec l'approbation des supérieurs, de se consacrer au soin des malades ; et, le lendemain même du jour où il s'était donné à Notre-Seigneur et à la Compagnie par la profession solennelle, il entra plein de joie dans cette lice glorieuse. 11 s'y dépensa sans ménagement et sans souci du danger. Un jour, en revenant de voir un malade, il apprend qu'un pauvre jeune homme, brutalement chassé par son maître que la peur a rendu inhumain, est gisant demi-mort sur le sol, à l'autre extrémité de la ville. Il court sur-le-champ vers lui, entend sa confession, lui donne le saint viatique et l'extrême-onction ; puis le chargeant sur ses épaules, l'emporte jusqu'à l'hôpital, malgré la longueur du chemin, avec le même respect et le même amour que s'il avait vu la personne même de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Le P. Nicolas Trzcinski, de la Province de Pologne, était entré déjà prêtre dans la Compagnie. Pendant les dix-sept années qu'il vécut sous la règle de saint Ignace, il se signala constamment par sa douceur, son humilité, sa patience, son esprit de zèle : « Oh ! répétait-il souvent, combien les âmes sont précieuses, puisque Notre-Seigneur a livré pour elles et son sang et sa vie » ! Aussi n'épargnait-il ni peines ni travaux, afin de leur venir en aide ; et, quand l'occasion se présenta d'affronter même la mort, il fit joyeusement son sacrifice, à l'exemple du Sauveur.
Le P. François Matth^us, de la Province d'Angleterre, était né à Liège. Il avait fait depuis longtemps l'apprentissage du zèle des âmes et du dévouement. Catéchiste habile et missionnaire intrépide, il avait ramené nombre de dissidents à TEglise. Pour consoler les catholiques détenus dans la Tour de Londres, il n'avait pas craint de s'exposer aux plus graves périls et était allé tous les jours offrir le saint Sacrifice dans leur cachot. 11 mourut dans la cinquantième année de son âge et la trente-deuxième depuis son entrée dans la Compagnie.
P. Nicolas Jamot. — Alegambe, Heroes.,., p. 361. — Nadasi, Annus clier..., 8» nov., p. 266. — Drews, Fasd..., 8a nov., p. 438.
P. Nicolas Trzcinski. — Alegambe, p. 484. — Poszakowski, Societ. Jesu lilhuan.^ p. 850.
P. François Matth.eus. — Foley, Records, t. 1, p. 493. — Oliver, Collections, p. 139. — Florus anglo-bavar., p. 65.