XIV JUILLET. F. DANIEL WERESZCZAKA
ne pouvait l'entendre sans être ému et rempli de dévotion. Chargé du soin des domestiques, il s'occupait de leurs intérêts spirituels avec une sollicitude tout apostolique. Pendant qu'il était dans une des terres du collège de Mscislaw, il défendit la foi des paysans contre les prêtres schismatiques envoyés par le gouvernement russe pour les arracher à l'Eglise latine. Grâce à ses exhortations, tous demeurèrent fidèles. Il ne craignit pas même d'entrer en discussion avec les popes et les réfuta avec une telle vigueur, qu'il se fit auprès d'eux la réputation d'un grand théologien. Cependant il savait à peine lire ; l'assistance du Saint-Esprit et son
amour de l'Eglise l'avaient inspiré.
A l'exemple de son bienheureux compatriote Stanislas Kostka, le F. Wereszczaka avait toujours eu une dévotion spéciale à la vierge sainte Barbe, afin d'obtenir par son intercession la grâce de ne pas mourir sans sacrements. Or pendant sa dernière maladie, il fut pris de telles convulsions d'estomac que cette faveur semblait devoir lui être absolument refusée. Dans cette extrémité, le Père qui l'assistait lui mit en main une relique de la glorieuse mart3Te, pendant que le malade se recommandait lui-même de toute l'ardeur de son âme à sa céleste protectrice. Au même moment les vomissements cessèrent ; l'heureux moribond reçut à genoux le corps de son Sauveur et, peu d'instants après, expira plein de joie et de reconnaissance, à l'âge de soixante-quinze ans.
Summar. vitas defunct. Provinc. Galic. (Arch. Rom.).