‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 281 sur 356 · XXX NOVEMBRE. — P. JACQUES LHOSTE · texte numérisé non relu

XXX NOVEMBRE. — P. JACQUES LHOSTE

si humble et si parfaite qu'il n'y manqua pas une seule fois, même lorsqu'il devait attendre longtemps une occasion pour faire parvenir ses lettres, ou qu'il lui fallait répéter uniquement ce qu'il avait déjà dit. Un jour, comme il n'avait écrit autre chose, sinon que dans l'espace d'une semaine il croyait n'avoir rien fait de bon, saint Ignace après avoir lu sa lettre, la baisa avec respect, car Tobéissance et l'humilité du P. Lhoste, disait-il, ne la lui rendaient pas moins chère que celles qui contenaient le récit des plus magnifiques conversions.

A la demande dès habitants de Louvain, qui avaient supplié notre saint fondateur de le leur rendre, le P. Lhoste venait de quitter la Sicile, au premier signe de son supérieur, lorsque après quelques jours de voyage il dut s'arrêter à Bologne, et c'est là qu'il fut appelé par Notre-Seigneur à la récompense de ses travaux. Le souvenir de ses vertus parmi les populations qui avaient eu le bonheur de l'entendre était si profond, que bien des années plus tard, on attribuait encore en Sicile, à la ferveur de ses prières, tout le bien que ses successeurs 3"^ opéraient.

Orlandinus, Histor. Societ. Jesu^ lib. 4, n. 82, p. 93 ; n. 104, p. 97 ; lib. 7, n. 17, p. 149 ; lib. 8, n. 27, p. 169. — Imago primi sœculi, lib. 6, p. 734-735. — Patrignani, Menolog., 30 nov., p. 211. — Damianus, Synopsis Soc. Jesu, lib. 1, § 2, p. 33. — Aguilera, Histor. Provinc. sicul., t. 1, p. 1. — Guidée, Ménol., 30 nov., p. 382. — Destombes, Les Vies des Saints des diocèses de Cambrai et d'Arras, t. 4, p. 256.

DE

ASSISTANCE DE GERMANIE

DEUXIÈME SÉRIE

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