‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 29 sur 356 · XVI JUILLET · texte numérisé non relu

XVI JUILLET

* Dans le courant du mois de juillet de l'année 1685, on ignore quel jour, le P. Pierre Goomans mourut glorieusement, lié à un arbre, percé de flèches et meurtri à coups de pierres par les infidèles de Saypan, l'une des Iles Mariannes. Il était né à Anvers et à dix-huit ans s'était enrôlé parmi les enfants de saint Ignace. Bientôt l'amour des âmes et l'espérance de donner sa vie pour le nom de Jésus-Christ lui firent solliciter la grâce des missions lointaines dans les pays infidèles. Mais un asthme violent et rebelle à tous les remèdes semblait devoir mettre pour toujours obstacle à ses désirs ; souvent il était si oppressé qu'il pouvait à peine trouver un peu de repos sur sa chaise. Il ne laissa pas de renouveler ses instances jusqu'à ce qu'il eût été exaucé ; et, chose qui parut tenir du miracle, dès qu'il fut entré dans la carrière de son apostolat, le mal disparut entièrement. C'est au Japon que le P. Coomans aspirait à dépenser l'ardeur de son zèle. Mais en passant par les Iles Mariannes, que le Vénérable P. Diego Sanvitores venait d'arroser de son sang, il fut pressé par les frères du martyr de rester au milieu d'eux pour les aider à cultiver cette terre ingrate. Il se rendit de grand cœur à leur prière ; et après treize années d'un ministère fécond en souffrances et en périls de

toute sorte, mais aussi en fruits de salut, il eut le bonheur de cueillir cette palme glorieuse dont l'éclat l'avait séduit dès sa jeunesse et attiré jusque dans cet extrême orient. Le P. Coomans était âgé de quarante-sept ans, et en avait passé vingt-neuf dans la Compagnie.

Le Gobien, Histoire des Isles Marianes, p. 216, 300, 367. — Précis historiques, ann. 1865, p. 110, note. — Sommervogel, Biblioth., t. % p. 1405.

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