‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 307 sur 356 · XV DECEMBRE · texte numérisé non relu

XV DECEMBRE

* Vers la fin de l'année 1550, mourut à Rome, après quelques mois seulement de vie religieuse, le P. Corneille Crocus, né à Amsterdam. Il avait fait à Louvain de solides études de théologie. Ordonné prêtre, il se consacra à l'éducation de la jeunesse et ouvrit à Amsterdam un collège qui acquit rapidement une juste célébrité. Il se proposait avant tout de sauvegarder le cœur et la foi des enfants contre la licence des mœurs et l'invasion des erreurs nouvelles. Dans ce but, il expurgea les auteurs classiques, publia des Dialogues familiers pour remplacer les dangereux Colloques d'Erasme, et composa même une grammaire latine pour l'opposer à celle de Mélanchtlion, où sous les règles du langage se cachaient perfidement des leçons d'hérésie ; enfin il sema partout des opuscules de controverse sortis de sa plume, où la foi catholique était victorieusement défendue contre les attaques du luthéranisme.

Sa réputation d'humaniste et de théologien s'étendait au loin. Le roi de Portugal, jaloux de ménager d'illustres professeurs à l'université de Coïmbre, qu'il fondait alors, lui offrit une chaire. Mais Corneille Crocus nourrissait déjà la pensée de quitter le monde et de se consacrer à Dieu dans la Compagnie. Il refusa les

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