‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 309 sur 356 · XV DÉCEMBRE. — P. GEORGES GENGELL · texte numérisé non relu

XV DÉCEMBRE. — P. GEORGES GENGELL

Son titre d'enfant de saint Ignace était pour le P. Gengell une autre source d'inébranlable confiance. Quand il fut sur le point de mourir, voyant les jeunes religieux du collège rassemblés autour de son lit, il leur recommanda de la manière la plus pressante et avec une animation extraordinaire l'amour de leur vocation ; il les supplia de l'aider à remercier Dieu de sa propre persévérance et voulut qu'aussitôt après sa mort tous récitassent le Te Deuni en signe d'allégresse. Sa puissance au ciel ne tarda pas à se manifester. Plusieurs malades furent guéris à son invocation ou au contact des objets qui lui avaient appartenu. L'ouvrier appelé pour faire son cercueil était un calviniste obstiné ; mais à peine eut-il dans un sentiment de respect baisé les pieds de l'homme de Dieu, que son cœur fut changé et qu'il se proclama catholique. Le P. Gengell était âgé de soixante-dix ans ; il en avait passé cinquante-quatre dans la Compagnie.

Summar. vilse defunct. Provinc. Polon. Cf. codic. 1612-1700 et codic, 1700-1754. [Archiv. Rom.). — Sommervogel, Biblioth. t. 3, p. 1313.

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