‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 329 sur 356 · XXV DÉCEMBRE. F. ALBERT DE RUBENPRÉ. S · texte numérisé non relu

XXV DÉCEMBRE. F. ALBERT DE RUBENPRÉ. S

jours de sa vie religieuse, le caractère particulier de sa perfection. Il observait avec une sainte curiosité, pour les imiter ensuite, les plus beaux actes d'abnégation et d'humilité pratiqués par ses frères. Dans sa ferveur, peut-être même se laissait-il emporter au delà des bornes ; mais les supérieurs, témoins de l'admirable élan qu'il imprimait autour de lui, ne croyaient pas devoir l'empêcher de suivre ce qu'ils jugeaient être l'esprit de Dieu. Cette générosité dans le sacrifice s'alliait du reste au plus aimable enjouement, et à une modestie qui le faisait comparer à saint Louis de Gonzague.

Le F. De Rubenpré demeura fidèle jusque dans la maladie à ses vertus de prédilection. Un Frère le surprit un jour le balai à la main et s'offrit à l'aider. Il s'y refusa énergiquemeut ; il se proposait même, ajouta-t-il, puisqu'il ne pouvait plus rien autre chose, de demander au Père Recteur la permission de balayer les chambres de ses frères, quand bien même il devrait le faire à genoux. Il s'endormit doucement du sommeil des justes, en répétant les noms de Jésus, Marie, Ignace.

Menolog. ms. (Archiv. Rom.).

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