‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 50 sur 356 · XXVIII JUILLET · texte numérisé non relu

XXVIII JUILLET

Le vingt-huitième jour de juillet de l'an 1556, le P. Quentin Gharlarï, né au village de Boudon dans le Hainaut, mourut à Tournai, laissant la réputation d'un des plus saints personnages de son temps. Sa pieuse mère l'avait consacré à Notre-Seigneur avant sa naissance ; elle ne cessait de prier pour obtenir que l'enfant qu'elle portait dans son sein fût tout à Dieu. Elle fut pleinement exaucée. Dès ses plus tendres années, le jeune Quentin se retirait souvent à l'écart pour faire oraison ; il portait si loin l'amour de la pénitence, que souvent il se privait de toute nourriture et prenait son sommeil sur des ais ou même sur la terre nue. Rien ne devait jamais altérer cette ferveur de sa jeunesse. A peine élevé au sacerdoce, sa réputation de science et de vertu le fît nommer chanoine de la cathédrale de Tournai. Pour combattre les ravages de l'hérésie, qui commençait à s'insinuer parmi le peuple, il se fit maître d'école et sauvegarda ainsi dans les familles l'amour et l'intégrité de la foi.

Après le travail du jour, l'homme de Dieu consacrait la nuit au soulagement des pauvres ; et trois fois au moins par semaine, au plus fort de l'hiver, il les visitait dans leurs misérables demeures. Tout ce dont il pouvait disposer semblait leur appartenir de droit.

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