III JUILLET. P. JEAN CORNELIUS
chés derrière le dos. Seulement ses gardiens, g-ag-nés par sa sainteté, lui permettaient de s'arrêter trois fois chaque jour et le déliaient alors pendant une heure. Il employait ce temps à prier et à se flageller. Ses austérités inouïes, ses longues veilles, ses jeûnes continuels, firent craindre à un de ses geôliers qu'il ne songeât à se donner la mort ; le P. Cornélius était loin d'une telle pensée ; il voulait seulement mettre à profit le peu de temps où il lui était encore possible de souffrir pour Jésus-Christ. La veille de l'exécution, il obtint d'aller vénérer et bénir l'instrument de son supplice ; et le lendemain, rayonnant de joie, il s'étendit sur la claie réservée aux traîtres, avec trois autres confesseurs de la foi et un bon larron pénitent qu'il avait arraché la nuit précédente h l'hérésie. Après avoir baisé les pieds de ses compagnons déjà suspendus au gibet, il se livra joyeusement au bourreau. Sa tête, exposée durant quinze jours sur l'échafaud, y fut vue très distinctement couronnée de lumière par une pieuse vierge de l'illustre famille d'Arundell, qui s'était dès sa jeunesse fiancée à Jésus-Christ, sur les conseils du vénérable serviteur de Dieu.
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