III AOUT. — P. BRIANT CANSFIELD
rance, lorsqu'il se vit subitement exaucé, du moins en partie. Un des Pères de la mission avait converti la femme d'un juge protestant du comté d'York, et celui-ci plein de fureur, avait juré de se venger par la mort du jésuite . Des émissaires sont lancés à la recherche du coupable dans toutes les directions ; ils pénètrent un jour dans la maison qui servait de retraite au P. Cansfield et le surprennent pendant qu'il célébrait le saint Sacrifice. Ils l'arrachent brutalement de l'autel, pensant tenir leur proie, l'accablent de coups et, au milieu des huées de la foule, l'entraînent revêtu des ornements sacerdotaux, à la demeure de l'irascible juge, qui le fait jeter dans les prisons du château d'York.
Le P. Cansfield y fut traité avec une rigueur particulière, jusqu'au jour où l'instruction de la cause fit découvrir la méprise dont il était victime. Au grand désappointement du magistrat, il fut donc remis en liberté . Mais les souffrances qu'il avait endurées avaient brisé ses forces sans retour ; il ne fit plus que languir et mourut en bénissant Dieu Notre-Seigneur d'avoir eu quelque part au précieux calice de sa Passion. Il était âgé de soixante-cinq ans et en avait passé trente-neuf dans la Compagnie.
Nadasi, Ann. dier. memor., 3^ aug., p. 80. — Drews, Fasti, 3^ aug., p, 297. — Patrignani, MenoL, p. 28. — Alegambk, Mortes illustres, p. 593. — FoLEY, Records, t. 3, p. 140; t. 7, p. 114. — Oliver, Collections, p. 65.