‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 67 sur 356 · VII AOUT · texte numérisé non relu

VII AOUT

* Le septième jour d'août de l'an 4S85, mourut à Rome, avant la fin de son noviciat, mais déjà riche de vertus et de mérites, le F. William Brookesby, d'une noble famille du comté de Hauts en Angleterre. Il s'était signalé dès ses premières années par l'ardeur et la générosité de sa foi : il aidait de ses ressources les prêtres cachés, leur ménageait lui-même des retraites, visitait dans les prisons ceux qui y étaient enchaînés. II plut à Notre-Seigneur, en récompense peut-être de ces actes de charité et de dévouement, de l'appeler d'une manière sensible à la Compagnie. William Brookespy se promenait un jour dans un jardin, l'esprit tout occupé du genre de vie qu'il devait embrasser, lorsqu'il lui sembla voir le bon Maître, qui jetait sur lui des regards pleins d'amour et l'invitait à quitter le monde et à s'enrôler dans l'Ordre qui portait son nom.

Pour suivre cette voix divine, le jeune homme eut de terribles obstacles à surmonter. II avait presque donné sa foi à la sœur d'un de ses amis. Cette alliance, qui allait resserrer les liens entre deux familles également nobles et opulentes , était vivement attendue. Aussi quand il déclara sa résolution, la déception fut cruelle et l'irritation profonde. Prières, larmes, caresses, menaces même,

Page 1