‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 8 sur 356 · IV JUILLET. P. THÉODORE RISWIG · texte numérisé non relu

IV JUILLET. P. THÉODORE RISWIG

Provinc. Bohem., t. 1, l. 3, n. 177, p. 290 ; n. 196, p. 300. — Soche- Rus, Histor. Provinc. Austr., lib. 5, n. 5, p. ïll. — Folev, Records, t. 7, p. 250.

Le quatrième jour de juillet de l'an 162S, le Père Théodore RiswiG mourut chargé de fers dans les cachots de Nimègue, sa patrie. Supérieur de la nouvelle mission de Goch, ouverte depuis deux ans sur les frontières de la Hollande, il venait d'y rétablir le culte solennel et les processions du Saint Sacrement. L'austérité et la sainteté de sa vie donnaient une grande force à ses paroles, pour animer les âmes à la pénitence. Ses premiers succès promettaient les plus belles conquêtes, lorsqu'il fut pris avec le P. Théodore BoRGEL, son compagnon d'apostolat, et conduit à Nimègue, oii les hérétiques attachèrent les deux serviteurs de Dieu à la chaîne commune des malfaiteurs. Aucun d'eux ne pouvait faire un seul mouvement, ni jour ni nuit, sans secouer tous les autres. On se figure sans peine les vives souffrances et la perpétuelle incommodité, peut-être plus pénible encore, d'une semblable position. C'est dans cet état que mourut, après six mois de captivité, le Père Riswig, en assurant qu'il pardonnait bien volontiers à ses deux plus cruels persécuteurs, mais qu'il n'en craignait pas moins pour leurs âmes le prochain appel de l'un et de l'autre au terrible jugement de Dieu. 11 était âgé de soixante ans et en avait passé quarante-quatre dans la Compagnie.

JuvENCius, Histor. (ms.) Societ. Jesu, part. 5*, lib. % p. 109 (Arch. dont., copie). — Cordara, Histor. Societ. Jesu, part. 6', lib. 10, n. 69,

p. 580. — Tanner, Societ. Jesu milit., p. 98. — Alegambe, Mortes illus' très, p. 362. — Reiffenbeug, Histor. Provinc. Rheni Inferior., p. 585, 592. — Nadasi, Ann. dier. mentor., 4» juL, p. 12. — Drews, Fasti Societ., 4a juL, p. 255. — Patrignani, MenoL, 4 lugl., p. 42. — Ménol. holland., 4 j'uill.

Le quatrième jour de juillet de l'an 1660, le Père Eustache PiLiNSKi fut massacré par les cosaques schismatiques, à Pinsk en Lithuanie. Au lieu de chercher son salut dans la fuite, à l'approche de ces ennemis de la foi, il se mit à parcourir avec une sainte hardiesse les rues et les places publiques, exhortant à haute voix les catholiques à demeurer fidèles jusqu'à la mort. Surpris dans ce saint ministère par une troupe de soldats, et interrogé s'il était prêtre de l'Église Romaine : « Oui, je le suis », répondit-il ; et à l'instant il tomba percé de coups. Le P. Pilinski était âgé de trentesept ans.

Summar. vitae defunct. Provinc. Lithuan. (Arch. Rom.}. — Cassani, Varones Hustres, t. 3, /?. 78.

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