‹ Ménopause et Cancer du SeinChapitre 14 sur 15 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous sommes d'avis :

I. — Qu'il y aurait intérêt à recourir à la castration dans tous les cancers du sein survenant avant la ménopause, el ceci pour deux raisons :

1° La castration n'a jamais amené d’aggravation dans l’évolution d’un cancer du sein; elle a amené parlois d’excel-

lents résultats;

2° Au point de vue scientifique, plus les statistiques seront étendues, et plus nous aurons de chances de connaître la vérité sur la question. Ce n'est pas en affichant soit l’indifférence, soit le parti pris envers cette méthode que l’on en connaîtra la valeur.

II. — En plus de ces raisons théoriques, il existe des raisons scientifiques, découlant de l’expérimentation et de la chimie, qui nous disent

1° Pratiquer la castration thérapeutique d’une femme avant la ménopause, c’est détruire toute action évolutive de la vie génitale sur le cancer du sein; c’est, peut-être, risquer d’aiguiller les stérols vers une destination inconnue peut-être nocive, mais là encore l’opportunisme est, nous le croyons, la seule ligne de conduite à suivre et le cancer présent la dicte;

2° Aux approches de la ménopause, il n’y a aucun doute : il faut supprimer le fonctionnement ovarien, les variations. de Ja vie génitale étant, comme nous le savons, beaucoup plus intenses à cette époque.

: | + Den

HT. — Faut-il employer l’opothérapie pour régulariser ou prolonger la vie génitale ?

Nous l'avons vu, l’opothérapie employée par n'importe qui peut être une arme très dangereuse. Aussi doit-elle être confiée aux mains de spécialistes qui, en connaissant les risques, ne l’emploieront qu'à bon escient.

SERMENT DWwrwEn présence des Maîtres de cette Ecole, de mes condisciples, je promets et __ je jure d’être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans l'exercice de la Médecine. | Je donnerai mes soins à l’indigent et n'’exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail. Admis dans l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe; ma langue taira les secrets qui me seront confiés, et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime. Reconnaissant envers mes Maîtres, je tiendrai leurs enfants et ceux de mes confrères pour des frères, et, s'ils devaient apprendre la médecine ou recourir à mes soins, je les instruirais el les soignerais Sans salaire ni engagement. ; à Si je remplis ce serment sans l’enfreindre, qu’il me soit donné de jouir heureusement de la vie eb de ma profession, honoré à jamais parmi les hommes; si je le viole el que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire. <2 | VU, BON À IMPRIMER :

ESNRE Vu : Le Doyen, | ; Le Président,

D : Pere MAURIAC. JEANNENEY.

Page 1