le 12 nov
Notre honorable collègue et ami, M. le professeur Tirifahy, vous a rapporté l'histoire de deux cas dans lesquels il a pratiqué l'ovariotomie. Le succès a couronné son intervention, et c'est fi l'honneur qu'il nous a fait de nous appeler en consultation dans ces cas que nous devons d'à-
voir pu vérifier encore l'exactitude des déductions cliniques, qui sont la traduction pratique de notre procédé et qui consacrent son utilité.
Nous croyons que, dans l'état actuel delà question, il est nécessaire de recourir à la détermination de la chlorurie journalière dans tous les cas d'intervention chirurgicale grave, afin de pouvoir suivre l'état de la nutrition intime de l'organisme du sujet.
Nous rappellerons que l'analyse doit porter surun échantillon de la quantité totale des urines sécrétées en vingtquatre heures et que le calcul doit être fait sur toute cette quantité. A cette condition seulement le résultat fourni pourra être considéré comme exprimant le niveau de l'énergie de la nutrition et comme dictant la ligne de conduite à suivre dans ce cas.
Nous nous sommes borné à indiquer dans ce travail un des cas d'application de notre principe. Nous aurons prochainement l'occasion de revenir sur ce sujet et d'établir les services que notre procédé de mensuration de la nutrition intime est appelé à rendre dans des cas fort nombreux.
En médecine interne, il nous a été des plus utiles dans les cas d'ulcère de l'estomac, de fièvres aiguës, de pleurésie, de pneumonie, de rhumatisme articulaire aigu, de péritonite, de néphrite.
Èn médecine externe, il est également utile dans les suites des opérations chirurgicales et des accidents traumatiques (fractures et luxations compliquées, etc.), et dénonce le danger prochain, alors qu'une thérapeutique convenable peut encore le conjurer.
11 en est de même dans la pratique des accouchements; il renseigne ici encore exactement le praticien sur l'état réel
de la santé et annonce aussi le danger, avant que les accidents graves aient eu le temps de se développer.
Nous aurons l'occasion de revenir sur ces points et d'indiquer une autre face de la question : celle qui résulte de la détermination de la phosphaturie et de la sulfaturie.
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