CHAPITRE PREMIER
DE L*tDDCAT10N ET DE Lk JSUIfESSB DH PRIltCK.
Difficultés de bien élever les souverains; énumératiou de queP fiues-unes des qualités uécessairrs k ceux qui sont chargés de leur «ducat^ooy ptige i. Nécessit.- de bien élever les rois; idées des Perses a cet égard, 3. Ou ne doit coufier les jeunes princes qu'aux^ personnes d'une âme noble et généreuse , 4* ^^^ grandes qualités naissent plutôt avec nous qu'elles ne s'acquièrent. Cependant, quelque parfait que soit un jeune héritier du trône, il Caïut toujours prendre garde à son éducation, parce que c'est elle
3ui fait rhomme, et non sa naissance. Il est peu de rois célèbres ont les pères aient inscrit leurs noms dans les fastes de la gloire, 5. Le manque d'émulation est un des plus grands vices de l'éducatiou des princes; avantages qu'on peut tirer avec eux des belles actions de leurs ancêtres, 6- Moyen de corriger leurs mauvaises inclinations, 8. 11 est mal d'user de rigueur avec ceux qui sont destinés au trùue; exemple a cet égard. Avantages de 1a douceuf' avec les princes, ibid, 11 est difficile que ceux qui sont nés dans la pourpre puissent jamais appieudie à gouverner. Ce fut un honneur pour Henri IV d'être élevé dans les montagnes comme les autres enfaus de son âge et de son pnys , lo. Ou doit inculquer aux rois , dès l'enfance, ce dont ils auront besoin le reste de leur vie. Combien il leur est difficile d'avoir des amis, la. L'étude des hommes est la première vers laquelle il faut chercher à tourner l'esprit des souverains; remarques a ce sujet, i3. Portrait de Thumme en généml, i5. Mauvaises conséquences délever leS* princes trop délicatement, i6; cepenJant, ils ne (loi\ent négliger ni la parure ni les bonnes grAces du corps, 17. L'abord désagréable d'un roi lui nuit toujours, quelque bonnes qualités qu'il ait d*ai]leurs; exemples à cet égard, 17. La chasse est un des meilleurs exercices pour fortifier la jeunesse; son éloge ; ses avantages; ses inconvéniens, 18. Une retraite prolonaée et le trop de solitude ne valent rien pour les jeunes prmces; les soins du gou* vernennent, la vue des hommes et la société adouci<sent les rois, tii.- Le talent est iodispensabie pour bien gouverner ; réflexions i cet
géaira\, aa. Avantages îles ati* u il impolie easeniieNcmcni niix es bons auteurs qui oui le )n:iuît-js, 3<). Les rois Irop ndotinés aux sciences giigiiciil de la réputation à l'élrauger, mais ils la peitlenl souveul avec leurs pciiutes, ■i'j. Gvui qui se livrent entiers li la spéculai ion, ne savent agir ni se l'ûsoiidre ; il esl daugercux que les rois <>'adunuciit trop aux scîuuci-'s abstraites, quoiqu'il soit buu qu'ils eu aieut l'ue teinture. Espèce de gens qu'on «ioit melti-c autour des ieunes pnuces, ibid. Combien l'élude de la morale est importante puur Itrs rois, 36. Utilité de l'hisloire pour tes priuccs ; remarques qu'ils doivent faire en I» lisatil, ag. La furliiDc a la plus gi-aude pari aux clioses d'ici-bas; k hasard ne dirige pas moins ce qu i ticut à notre réputation que le n'Stu , 3 1 . Si la gloire est Quelriuefiis le partaije des circunslances , il en est de niSmedu résultat [les vertus; exemples k cet égard, 34> II faut obéir itii\
Kéjiigés et aux opiniuns dominantes du siècle oii l'on vit, S."). s nouveautés souvent dangereuses ne le smit pas toujours, 36. Les rois dolTent connaître les loit des peuples sur lesquels ils sont destinés l> régner, 37. Genre rl'éloruence li^ plus né-cessaire ii ceux qai ginivcment , ibid. Jusqu'il quel point la connaissance des jnuguts leur est nécessaire; des langues mortes, 3ij. Des lieanx-arls, «t m?ine de la poésie , relalivemeul aux rois , 4°- Des choses qiio personae ne peut aussi bien leur enseigner que leur prciiéces- »eur, 43- Des pussions en générnl, 4i- De la colère, 45. De l'eu- TÏe, 47- Agir el souffrir avec lermeté ?ionl le piMpre de ceux qui gouvernent, 49- De T'amliilion, Su. Cn élat gngne plus à être gouverné par un roi eilo^en que par un héros, par un cœur sensible que par un e<ipril qui n'a que lie l'élévalion, 53. Des flatteurs, an. Les princes doivent lire les libelles contre eux; rarbien que la mâchanceté les dicte, comme la vérilé IfS écrit, ils y trouvent le meilleur antidote contre le poison dont on le^ onirre dans la coupe dorée de la grandeur, 58. Il faudrait n'avoir pas lonjours jté pnncc pour bien juger de ce que pensent les courtisans quand ils se répandent te plus en louanges, et qu'ils ont une complaisanee aveuf^le pour les volontés de leur maître, !>g. L'avis dn peuple rsl bon pour savoir la vériléi conduite de Chnrlii.s-f^uint a eel égard, 61. Le prince qui jouit d'uno répulaiion snlide më-
Srlsi^ la flatlerio, 6a. Des venus et des qualités qu'il est bon 'inculquer h ceux qui gouvernent, 64. L'amour de l'humanité est le premier sentiment qu'on dolre inspirer aux souverains, ibid. De la générosité, comme humeur libérale, 65. Une fausse libéralité est le vire des rois esclaves des flatteurs, 66. Un gi-and défaut des princes qui donnent, est qu'ils se monti-ent plus géuéreiiï avec ceux qui sont déjà rirlics qu'avec ceux qui n'ont rien, 65. Il est difficile de former un bon prince au milieu d'une cour corrcunpne, 6^. Rien n'est plus dangereux pour le» roi» que les délices des cours; leur plus firme résolution doit êlre rie se condamner volontairement an supplice de Tantale, ihid. Le Irdne est comme une persécution canlmuelfc; rmis qui l'orcupent ont besoin de conrage; le chemin de la vraie gloire est scabreux et diffi-
rile» 7a. L'éclat de la couronne trompe en vain; état véritable de rciix qui la portent; erreur qtii perd |j| plupart des rois, 73. Remèdes contre les maux exposés ci-dessus y 75. Choses qu'il est essentiel d'inculquer aux princes, ibid,