‹ Mentor des roisChapitre 5 sur 22 · DU GOUVERNEMENT ET DES ACTIONS DU PRINCE EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DU GOUVERNEMENT ET DES ACTIONS DU PRINCE EN GÉNÉRAL

Impossibilité d'établir aucun principe sûr pour bien régner ; tout dépend des temps et des ci rcons lances , page 80. Des gouvernemens en général , 81. C'est folie de chercher un pays sans abus, 8a. On est toujours prompt a blâmer ce qu'on voit établi, 83. La prospérité des peuples ne peut naître que de leur propre sol ; en \aLn s'efforcent-ils d'acquérir cet avantage par Fimitation, 84* Tous les gouvernemens sont nécessairement imparfaits, puisqu'on n'y peut confier l'autorité qu'à des hommes, 87. De la monarchie ; ses défauts et ses abus, ibid. Rien n'est plus fou que de se conduire par imitation en matière de gouvernement, 93. Réflexions sur l'Angleicrre , ibid. Si la théorie d'une bonne constititutiou suffisait pour assurer le bien-être d'un peuple, il est si facile d'en faire que les nations disputeraient bientôt de bonheur» au lieu de se plaindre à l'envi comme elles font, 94. Inconvé* niens des soi-aisant représenlans du peuple, 96. L'inégalité politique qui existe entre les individus éligiblcs pour députés et le reste de la nation est d'autant plus choquante en France que l'argent seul en fait la bas* ; car ce n'est pas Thomme sans propriété aai est corruptible, c'est l'homme sans vertu , 96. La constitution de la Suède est la soûle où toutes les classes de la société jouissent autant que possible d'une véritable représentation, 99. Inconvéniens des assemblées nombreuses en général, lui. La balance du pouvoir en faveur de la couronne est en général moins préjudiciable que celle en faveur du peuple, loa. De la noblesse, io8. Gouvernement mixte, qui, réunissant la majesté de l'empire kla liberté publique, se rencontre parfois sous certains princes, m. Li monarchie héréditaire est préférable a celle qui est élective; c::s uù cette dernière peut convenir; le trouble des élections en détruit tous les avantages , 11a. De l'aristocratie, ii3. De la dé- HKicratie, ibid. Réflexions sur la Grèce, 116. Lh démocratie travaille presque sans cesse au gouvernement d'un seul, 118. Réflexions sur ce qui précède dans ce chapitre, sur la meilleure façon de se régir, et sur les ciiangemens qu'on peut faire dans les états, 1 19. La théorie est toujours loin de U pratique en matière de gouvernement. Ce dernier, une fois corrompu , les meilleures lois se tournent contre lui, 122. La fortune se joue des ••mpires comme des individus; que le peuple soit heureux, c'est l'esiteutîel, la^* Le hasard et les moindtes choses sont souvent cause des plus grands évènemens, laS. Signes certains pour reconnaître un état bien ou mal gouverné, ia6. Un des principaux soins des rois doit être de chercher k bien s'entourer, 1Q7. Il favK

que cent qui gouvernent comparent souvent leur état présent avec le passé» 138. Le silence et la prudence sont deux des principaux instruinens de l'art de réguei', 129. Une bonne réputation est la chose qui importe le plus aux souverains, ibid. D où peut naître cette oonne réputation , i3i. Mauvais effet des divisions dans les cours, i33. Un prince peut être malheureux avec les plus nobles qualités, i35. De même qu'il y a des rois qui ignorent l'art de souverncr, il est des peuples ^ui ne peuvent pas être gouvernés; circonstances dans lesquelles c'est tiop souvent le cas. Alors les nations ne peuvent plus Jouir de la grâce signalée d'avoir un ))on prince, i36. La perfection d*uu souverain dépend souvent de ses sujets, i3S. Il est des ^ouvcrnemens qui, quoique bons en eux-mêmes, sont tellement la proie des circonstances, que rien ne leur réussit; réflexions a ce sujet, i38. La gloire des rois s'augmente surtout par la manière dont ils font prospérer leurs sujets, et par la protection qu'ils accordent aux sciences et aux arts , 140. Quclquerois un prince est aimé par sa bonté , et méprisé pour son msuffisance, 14 1* Réflexions k l'égard de Tamour et de fa crainte que les souverains doivent inspirer, 1 )!2. Il faut que les maximes d'état, et non les passions, soient les vrais guides ne la conduite des rois, ibid. Combien la modestie leur est nécessaire, 143. Avantages du silence, i44* La réponse de ceux qui Î[ouvemcnt doit être laconique , i^5. Il faut qu'ils entendent la ouangc et le blAmc avec une égale impassibilité ; belle conduite de Louis XII et de Henri IV a cet égar 1, ibid. Il est indigne d'un grand cœur de trop s'arrêter aux paroles ; noble façon de penser ne Sixte-Quint, du cardinal Ximénès et du grand Frédéric, rela-t tivement a ce qu'on disait d'eux , 146. Tout ce qui se fait d'important doit vmir de suite k la connaissance du chef, 147* Celui qui a de bons ministres a tort de se dépiler si ce qu'il entreprend tourne mal ; inconvéniens de ce défaut» ibid. Il n'y a pas moins . de courage a réfléchir sur ses fautes pour s'en corriger, qu*à bravée, les plus grands périls, i49« La constance dans l'exécution dés projets, une fois qu'ils sont décidés, est une des choses les plus essentielles aux rois, 15a. Ceux qui gouvernent peuvent être forcés de punir les offenses commises sous leurs prédécesseurs ; le sou" verain qui verse le sang royal ]>orte atteinte au sien, i53. Rien ii*est plus dangereux qu un prince dont la bonté est outrée. D'un iiutre côté, réflexions sur la crainte qu'il inspire; juste milieu k tenir, i54. Un roi a tort de trop se prodiguer en public, i5g, Dv^s égardb que les princes doivent k leurs sujets ; exemples de vengeance de la part de cpielques-uns de ces derniers , ibid. L'opinion du peuple, qui ne juge jamais (]uc par les dehors, ne doit |)oint être un obstacle quand on agit pour le mieux, et conformément a la raison, 160. Le prince est le miroir public dans lequel chacun se regarde; par conséquent, il ne doit jamais variera l'extérieur, i63. Celui qui succombe a l'adversité s'en rend di- ;nc, 164. Réflexions sur la force d'âme des rois, ibid. Nécessité

nécessaires pour bien juger des dangers; raison pour laquelle le 4xmmge manque daus le maliieur, 166. L'infortune a quelquefois produit d'heureux résultats ; jamais le pouvoir ne court plus de dangers que pendant la prospérité, 1H8. C'est un avantage pour un prince de ne parvenir au trône qu'après avoir éprouvé d'autre situation que celle de maître et de souverain, 170. Un prince né dans la pourpre acquiert difficilement la connaissance des nommes; combien il est aisé de le tromper; ce que Diorlétien disait a ce sujet après son abdication , 171. Le prince ne doit jamais se décourager a l'aspect des choses; utilité de la patience; maux qui résultent de ne pas savoir attendre ; réflexions sur la manière dont l<s rois doivent chercher a louvoyer pour conduire le vaisseau de l'état a travers le golfe orageux du gouvernement, 17a. Moyens 1:'S plus convenables aux rois pour se précautionner contre les embûches d'autrni, 176. Précautions qu'ils doivent également prendre en ceignant la couronne, 177. De la prudence, son doge, 178. Il n'est pas de règles certaines pour gouverner les hommes; et le prince ayant toutes les espèces de devoir a remplir doit avoir un mérite composé de toutes les espèces de mérite; portrait d'un roi ,181.

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