M— MERCADET, DE LA BRIVE
®* u brivr. Madame?,,.
•»“*’ MBRCADRT. Pardon, monsieur. ,
na la brivr. Veuillez m'excuser, madame, il fout que j’aille. . .
u"* h ercadrt. Vous n’irez pas...
dr la drive. Mais vous ignorez...
M"* MRRCADKT. Je Sais tout...
dr la iiu VF; Comment?
M** MRRCADRT. VOUS méditez, VOUS H niO . mari, de vieux moyens de comédie, j’en ai employé un plus vieux encore... je sais tout, vous dis-je...
DKLABniVE. Ello écoutait...
u** mrrcadrt. Monsieur, I® râlo qu'on veut vous faire jouer est un rôle blâmable, honteux, i vous y renoncerez...
dr la BEiVK. Mois enfin, madame.
t •*“' mkrcadet. Oh ! je sais h qui je parle, il n’y a que quelques heures quu je vous ai vu pour ln première fois, et cependant... je crois vous connaître.
dr la brivr. En vérité?... jo ne sais plus Irop alors quelle opinion vous avez de moi.
B"* MRRCADRT. Un jOUT m’a Suffi pOUf VOUS bien juger... et en mémo temps que mon niari cherchait peut-être ce qu’il y avait en vous de folio h exploiter ou de mauvaises passions!» faire éclore, moi, je devinais votre cœur et tout ce qu'il renfermait encore de bons sentiments qui pussent vous sauver...
DELA BRIVR. Mesauver... permettez, madame. m“* mercadet. Oui, monsieur, vous sauver, vous ot mon mari... car vous allez vous perdre l’un par l'autre... mais vous comprendrez que des dettes no déshonorent personne quand on les avoue, quand on travaille à les payer... vous avez devant vous touto votre vie, et vous avez trop d’esprit pour la vouloir flétrir h jamais pour une entreprise que la justice punirait.
dr la brivr. La justice! ah! vous avez raison, madame... et je ne me prêterais certes pas à cette dangereuse comédie, si votre mari n'avait contre moi des titres...
mrrcadrt. Qu’il vous rendra, monsieur, j’en prends l’engagement.
de la brivr. Mais, madame, je no puis payer...
m"* mercadet. Nous nous conten lerons de votre parole, et vous vous acquitterez quand vous aurez fait loyalement votre fortune db la brive. Loyalement t... ce sera peutêtre un peu long.
Mn* mercadet. Nous aurons de la patience. Allons, monsieur, prévenez mon mari, afin qu’il renonce h cette tentative pour laquelle il n’aura plus votre concours.
dr la brive. Je crains un peu do lo voir... j’aimerais mieux lui écrire.
m"* mrrcadrt. Là... vous trouverez tout ce qu’il faut... restez-y jusqu'à ce que je vienne prondro votre lettre.. . je la lui remettrai moimême.
dr la brive. J’obéirai, madame. Allons! jo vaux encore un peu mieux que je no croyais. C’est vous qui nie l’avez appris ; vous avez droit h toute ma reconnaissance. Merci, madame, merci t
m*" mercadet. J’ai réussi... puisse- je aussi maintenant décider Marcadell Justin. Madame... madame.,, les voilé.... les voilà tous.
M** MRRCADRT. Qui?
sortir. Les créanciers de monsieur.
M** MERCADET. Déjà.
Justin. Il y en a beaucoup, madame.
m"* mrrcadrt. Failes-lcs entrer ici... Jo vais prévenir mon mari...