ACTE I, SCÈNE VI
ner un délai... mais les mille écus!.. les mille écus jamais... décidément... rien... ni délai, ni... je m’en vais.
MERCADET, »*ec force.
Eh bien !... partez donc, ingrat!... Mais souvenez- vous que j’ai voulu vous sauver...
’ GOULARD, rerenaot.
Me... me sauver... De quoi?
MERCADET, bas.
Allons donc!.. (Haut.) De quoi?... delà ruine la plus complète.
GOULARD
De la ruine! c’est impossible.
MERCADET, s'asseyant à droite.
Comment vous! . . un homme intelligent, habile. . . un homme. . fort enfin!., car il est très-fort !... vous faitesdeces affaires... La ! tenez, j’étais furieux contre vous... cen’estpas par amiiic... ma foi... oui, je l’avoue, c’est par égoïsme... J’avoue que je regardais votre fortune... un peu... comme la mienne... Jeme disais : Je lui dois trop pour qu’il ne m’aide pas encore daus les grands jours comme celui-ci par exemple !.. et vous allez tout exposer... tout perdre dans une seule entreprise!... toutl.. Ahl vous avez raison de me refuser mille écus... il vaut mieux les enfouir avec le reste, vous avez raison de m’envoyer à Clichy, vous y retrouverez du moins un ami!...
GOULARD, sc rapprochant.
Mercadet!.. mon cherMercadet!... mais c’est donc vrai?
MERCADET, se lcrant.
Si c’est vrai!... (a sa r«nme.)Tunelecroirais jamais. .. (a Gouiard ) Elle a fini par se connaître en spéculations... (a sa femme.) Eh ! bien, ma chère, Gouiard est pour une somme... très-considérable!... dans la grande affaire.
M me MERCADET, honteuse-
Monsieur!..,
Quel malheur!... si on y parait pas!
GOULARD
Mercadetl... C’est des mines de la Basse-Indre que vous voulez parler?
Tiens! parbleu!... (a part.) Ah! tu as de la Basse-Indre!
GOULARD
Mais l’affaire me paraissait superbe.
Superbe !.. Oui pour ceux qui ont fait vendre hier.
GOULARD
On a vendu?
En secret dans la coulisse.
GOULARD
Adieu ! merci, Mercadet, madame, mes hommages.
MERCADET, l'arrêtant.
Goulard!
GOULARD
Hein?
Et ce mot pour Delannoy.
GOULARD
Je... lui parlerai pour le délai...
Non, écrivez, et je pourrai pendant ce temps vous dire quelqu’un qui achètera vos titres.
GOULARD, «’asaeyant.
Toute ma Basse-Indre?.. (» reprend i» plume) et... qui?...
MERCADET, bas.
Le voyez-vous, l’honnête homme, prêt à voler le prochain. (Haut.) Écrivez donc... trois mois de délai, hein?