‹ Mercadet comedie en trois actes et en proseChapitre 9 sur 80 · SCÈNE VL · texte numérisé non relu

SCÈNE VL

Les Mêmes, GOULARD.

GOULARD, avec colère.

Ah! on vous trouve, monsieur, quand vous le voulez bien !

11 paraît furieux! Mon ami!

MERCADET, lui faisant signe de se tranquilliser.

Monsieur est mon créancier, ma chère.

GOULARD

Et je ne sortirai d’ici que lorsque vous m’aurez payé.

MERCADET, bas.

Tu ne sortiras pas d’ici que tu ne m’aies donné de l’argent... (Haut.) Ah! vous m’avez rudement poursuivi, Goulard! moi, un homme avec qui vous faisiez des affaires considérables !...

GOULARD

Des affaires où tout n’a pas été bénéfice.

Où serait le mérite? si elles ne donnaient que des bénéfices, tout le monde ferait des affaires.

GOULARD

Vous ne m'avez pas appelé, jo pense, pour me donner des preuves de votre esprit!.. Je sais que yous en avez plus que moi, car vous avez mon argent.

Il faut bien que l’argent soit quelque part. Usa femme. )Oui, oui, tu vois en monsieur un homme qui m’a poursuivi comme un lièvre... Allons! coûvenez-en, Goulard, vous vous êtes

mal conduit... un autre que moi se vengerait en ce moment... car je puis vous faire perdre une bien grosse somme.

GOULARD

Si yous ne me payez pas, je le crois bien, mais vous me payerez. . les pièces sont entre les mains du garde du commerce.

M me MERCADET.

Grand Dieu !

Du... du garde du commerce !.. ah ! perdez-vous l’esprit?... mais vous ne savez donc pas ce que vous faites, malheureux !... vous nous ruinez, vous et moi, d’un seul coup.

GOULARD, ému.

Comment?... vous. . c’est possible... mais... mais moi.

Tous les deux, vous dis-je!., vite, mettez-vous là... écrivez, écrivez...

GOULARD, prenant machinalement ta plume*

Ecrire... quoi?..

Un mot à Delannoy pour qu’il fasse suspendre, et qu’il me donne... les mille écus dont j’ai absolument besoin.

GOULARD, jetant la plume.

Allons donc, plus souvent.

Vous hésitez, et quand je marie ma fille à un homme puissamment riche... vous voulez que l’on m’arrête... vous tuez votre créance... vous II!

GOULARD

Ah! vous... mariez...

A M. le comte de la Brive... Autant de mille livres de rentes que d’années!...

GOULARD

Si c’est un homme mûr... c’est une raison pour vous don-

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