ACTE II, SCÈNE VII
, de LA BRIVE.
Mademoiselle....
(Il lui offre le bras.)
JUL1B, à part.
IL est bien fait, il est riche, pourquoi me recherche-t-il ?
M“ e MERCADET.
Monsieur de Méricourt, venez-vous voir le tableau que nous devons mettre en loterie pour les pauvres orphelins?
MÉRICOURT
Je suis à vos ordres, madame.
Allez... Je vous suis dans un instant.
(Ils sortent tous par la droite, excepte Mercadet.
• ; ; SCÈNE y II.
MERCADET, puis PIERQUIN.
MERCADET, seul.
Allons, cette fois, je tiens réellement la fortune, le bonheur de Julie, notre bonheur à tous. .. car c’est une mine d'or qu’un gendre pareil 1... trois mille arpents! un château ! des marais II..
(Il s'assied à son bureau.
PIERQUIN, entrant.
Bonjour, Mercadet... J’arrive...
Mal... que me voulez-vous ?
riERQUIN.
Je serai bref... Les titres que je vous ai cédés ce matin, sur un nommé Michonnin... c’est une valeur nulle... je vous ai prévenu...
Je le sais..,
J’en offre mille écus... j
C’est trop pour que ce soit assez 1... pour que vous donniez
celte somme, il faut que cela vaille infiniment plus... on m’attend, au revoir...
PIERQUIN
Quatre mille francs?
MBRCADBT. .
Non...
PIERQUIN
Cinq... six mille 1
MBRCADBT.
Jouez donc cartes sur table. . . pourquoi voulez-vous ravoir ces titres?
PIERQUIN
Michounin... Michonnin m’a insulté... je veux me veDger de lui... l’envoyer à Clichy.
MBRCADBT, se levant. >
Six mille francs de vengeance!... vous n’êtes pas hommeà vous passer ce luxe-là.
Je vous assure...
Allons donc, mon cher, une bonne diffamation n’est cotée dans le Code qu’à cinq ou six cents livres, et le tarif d’un soufflet n’est que de cinquante francs...
PIERQUIN
Je vous jure...
Le Michonnin a hérité?... Les quarante-sept mille valent quarante-sept mille francs?... meltez-moi au courant... et partage égal !
PIERQUIN
Eh bien I... soit... Michonnin se marie...
Après... avec? 7
PIERQUIN
La fille de je ne sais quel nabab! un imbécile qui donne une dot énorme.
MBRCADBT.
Où demeure Michonnin ?