BYZANCE » U
ftS •* à Un ?It laborieux « requérant de très spéciales /'Tl^ Ue SeV °r le talentde M - Jean LombJd? Dans d4ïlZ e ihïtl a v Û 7* deux Wevit la Rom« dé^denîe d Heliogabale, livrée aux turpitudes dont lui donne Fex! emple son empereur asiatique : La Ville n'esl ^ïï i*£ immense lupanar où les patriciens et la mâ^ur^aX 2 peuple rivalisent d'ignominie, et seules quelque Wes
cruattTs ne »:;'S° Iteilt d H' t3at de d ' ba » ches et d « cruautés. By^ance ressuscite le monde oriental du vin*
Mals e ^ctTe 5 U nol P t iSO ■ e ^ Ia r Ion » Ue «^ d « ImagS. mais, ici, les hontes impériales— car PExcrément.VI „»
fut pairde mœurs absolument orthodoxes -neSrpoint <^nl3alais PW ^ . folS ^ n * Pénètre l'intimité du
Le drame commence alors que Constantin Copronvme le Cavallm, V Excrémentiel,, est Baziîeus de By™' nIZ,m^ pS P , arta ^ e én deux étions reSusésî
unitaires l'Armée, les^eus: Ves^ «S' £ tiers, des Forts des Riches, J e Mal et la Mort.
>L1 fdl^ ell *H ue > ascendants deThéodose, inca- » es de par leur infirmité — 1*i*«î.-^"du:i: ' - ' ,
(1) i vol., par Jean Lombard (Albert Savine).
ISÏÏSTh t F 0r î? aU Sacrifice et à Ia Propagation > ffES^?.? 3 ^ ! exlst « nce d '™ enfant n^du sang
ave^œur' Vi.r T" ^ u P ra T da » .«« vit obscurément avec ta sœur Vighnitza, son aînée d'une dizaine d'aimé dans un quartier pauvre de la vill* JhT™l années, politique. --CoU^v'^^^I^^SS^ SLSSTpLS St : o U,t danS '^'r? *» Htô'nes, ££& . cinq frâ e r a ^uT« : in n Partie / eS VertS ^nnent pour les petite -fille d„ ^ « '* . U P? vda sera ™ * Eusfokkîa, la peiueniie.au plus âge d'entre eux, Arjrhiras, et leur
Sot Iconoctï 6 ' ^ S ° ne ^ Ja ™ e arienne ■*tique, iconoclaste, sera remplacée au pouvoir par la ieune
race «davonne alliée à la vieille race^elladiq^' tSK .
Le batelier Haraïvi, le spathaire Sepeos et I'hénioaue Sohbas fomentent la conjuration. On rLoutïe Sp?ter î™ m ^V"? P remi "es courses de TmCZ drome, 1 Autokratôr Constantin mais . contre ÏÏÏSs d Hybreas, qui ne voudrait agir qu'à coup sûr, une fois en possession d'une force terribleque lui iiitSvefée des
cZue^Vf t ^ iUe a C ? nquèrir ^-SSmen conquerra le feu . détonant. L'entreprise échoue et
Sepeos, saisi par les soldats, est mutilé f^n lui coupe uni mara, un pied e t on lui crève un œil. - Une deuvième
fou Sétonant^ 8 '^T *«>«>' «^ "'«SS™-teu détonant incomplètement asservi par Hybréas '
Oupravda dans, a défaite, tombe aux main? de SnSSl tin V, qui lui fait crever les yeux «nsian
le con s S oli lb /Ml ,OUr î ant ' 9 u P™- da «P°ùse Eustokkia, qui: . n^r ■ 5 ?iur Lu SOUtlent f de S<m i^branlable foi en l'avej -ri - j » ra Un enfan *> «n mâle, et ce fils du san<r
«"i T récout S e e r al O " "^ ^»^»-«« Ba£"l . «a 1 écouter, Oupravda avait de mélancoliques joies mieux alors serrait. Eustokkïa. en ses faibles bras; i versait des pleurs lents sur son sein aux étoffes resplendissantes et revivait malgré la mort de ses regards?. Au reste ce ne fut jamais par ambition de dominer
nce^eïï^XI?: "^ d °^ *»&«£££■ d ? HvWni C * nt J?° mS ,* ne ,es P aroIes mvstiques rnXhlS aS -. Cora ? le d ™ sol vierge, l'Art des Éikônes,
m° runfon e d P fl leUr cult fv le ^mbat dti bien contre U mal, I union de la race sclavonne et helladiqiie pour la
sirs i„, >^5t 9 -i? ld - ee . S ' des seh «tions et dés plaide sSS „^r 1V UX% ^ IIuminés > «"»»• *«m rubanneiLit . ne soleil, par 1 enseignement de l'Hégouraène ». C'est
■lSS% i MBOr - d '°' 1 P ra > d V qui a Write det-dn, I amour de la puissance et de la domination. Hle chérit a la fois méprise et jalot.se son frère. L^randV SiSSï de son ame barbare et virile est que, sO^rd'AnSS^ quand Oupravda aura remplacé 2onsS, eUe nÏ7erï pa^meme Augusta. Mais, son frère avÏÏrié SI* Te refrène plus ses convo tises : Oupravda estdéïfe etn'au™ point de postérité; or, un fils d'elle «2h £& £ " S de Justimen et pourrait prétendre à l'Empire d'Orient*
ÏSïïr^ P01ir être féc « nd «> «"e « donne au mutilé
S; P ! V,? l l 1 , m - eÛrt P ea a P rès "-. vainement à hSS? qui a subi l'ablation du nez lors de la <Wn î„ AAt-T*
vainement à Solibas, amputé des deuLbrT ****•»
.Cependant Eustokkia va mettre au monde un enfaht et pour le préserver d'un attentat probabU > au Pouvoir elle se réfugie avec Oupravda et ViVlinitza daLs l'éS "2£ » ÏS'' j-jolable asilef ConL^n vf en a résolu H? P°? d » ■"*«»«*»' de la Sainte^ Sagesse" a résolu de tuer dans le. ventre de la mère le reieton dTOupravda. Il fait cerner la Sainte-Puret™ de ses Ses
détrui^wr ^ «ST" : rédifice -t-p"£moTi et sous L?™; C °™" e aVe ? ^^««ses artistiques,
quCe 5 &7SZ&Siï£Ç!5> ïïaratrs f ^
-fer H ^ bréas ' ^^^SS^vgSS-
*e coniesser . « J étais jeune ; j'eusse pu être fécondée F*
PalaS S™ * "^nvek."*» sclavonne au Grandfaïais infecondee et seule, que feraï-ie> Te tjiohrc
■Sfe^s^v^T-^ Pana - hia m ' en
ie elI d« S 5 ^ s ,ffSr ande l^e, cette œuvre compacte, es* nWe Sft . C S!?^^Ç^«»\^V
W«*£S- * 1 ï xée '? ti011 ^rivain de beaucoup TU taS°i r . f ' S SU1 ?-° Ut artlSte su P«rieur. C'est avec un
combine tëïïFT* P ^ deS ValeUrs *»* dose « SmT- i— ^î el< T ments do "t est formée l'œuvre : le fc?^ <*. s « dessinent, se développent, évô!
ÎÏKL?X caracte ^f particuliers; Je drame social,' vaste tableau- de mœurs où ;se distinguent, représentés par des
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factions, les divers courants d'esprit de la population sous Copronyme; enfin îa reconstitution architecturale et topographique de Byzance. Cette dernière partie qu'un ecnvain moins artiste n-eût point sauvée de la fastidiosite est prestigieusemént traitée par M. Jean Lombard ba description n'est pas seulement une féerie de couleur mais — ce que n'ont pas du tout compris certains descriptifs naturalistes — elle est fractionnée, graduée, toujours correspondante et proportionnelle à une action. Rien n est plus inharmonique et contraire à l'art que la description en bloc, ennuyeuse, morte, et, pour tout dire, absurde comme le serait l'étude à fond, dès qu'il apparaît, de tel personnage qui doit entrer dans la composition du livre et ne se dévoiler que peu à peu. M. Jean Lombard se garde bien d'une si déplorable hérésie Ce n est qu en accompagnant les personnages du drame — conduits par l'enchaînement normal des circonstances — que le lecteur assiste aux, courses du cirque, à un concile a des supplices; pénètre dans les prisons du Grand-Pa^ : lais, dans les cellules des kaloyers et dans l'église de la Sainte-Pureté, resplendissante d'Eikônes ; navigue sur la Corne-d'Or incendiée de soleil, dansante de nefs, bariolée de voiles de forme latine ou helladique; voit et sent revivre enfin Byzance, niagnifiq-ue sous le pur ciel oriental, avec ses édifices bombés de coupoles, la Saintebagesse surmontée de la croix helladîque, des églises et des monastères, THippodrome, l'Aqueduc de Valent, des jardins, des statues, des thermes, des portiques, des nymphees, des tribunaux, des marchés, puis les quartiers pauvres, les faubourgs grouillants de population composite. — Or, lé livre lu, toutes les descriptions partielles emmagasinées — sans ennui possible, j'insiste — simultanément avec les fragments de l'action auxquels elles correspondent, il se trouve que. le lecteur possède la somme des personnages étudiés individuellement le tableau complet des mœurs sociales, la vision totale de la ville : le poème archéologique se dresse dans toute son integraUté. Peu importe, d'ailleurs, qu'il renferme plus ou moins de vérité historique : c'est un roman.
Byzance est donc une belle oeuvre d'art. Cependant — a des artistes tels que M. Jean Lombard, oii doit son opinion tout entière — je noterai une impression fâcheuse que m'a laissée ce livre, impression à'automa^ Us me dans. les agissements. Trop, souvent, les person- "' nages m'ont fait l'effet de héros d'opéra, sans spontanéité ni vibrance, obligés de ne se mouvoir que selon un
rythme voulu, emprisonnés dans une mesure. Je sais bien que la grandeur du cadre, la figuration innom! brable, la solennité, de certaines scènesframpieur même ™ * \ yn ! h f Se e î J us ^ à la splendeur P du déco? cefS^r a .P^ duire .l'™Pression théâtrale; pourtan cet ecueil, qm me paraît être le plus dangereux de ces
S^T T i rChé î >1 ° gi<1UeS ' P eut ê ' re ■**£ témoin It lammbo. Il va de soi que je ne donne point de la lance
M n 5et nS T ? W* 1 » Vent : le P roc ' dé employi par d^^on tatn? ~ et , qUC j C f me ' d >M*™, indice
pétan?àsS/r. P r T frappCi : leS PMonomies en V caractérise f C«Z T ^ tro » s ^ibuts avec quoi il les wl^ ' ? V V 9DStantin V » une barbe "<>»« sous un nez
l'emneïur ? s3? rappe " e à Cha r e rentrée «" ^ène de w£E ' Sc ^ ros > anagnoste de la Sainte-Pureté, une
cTaîuemTr,^ T** l™ 8 le *re, remonte dans ™ claquement de dents, et chaque fois que surgit Sdéros
iS," ^ S" 11 *' rem0nte " Ce P™.cédé,^ointneu/ Son te à P l2n Ul,erCI ? ^ ent - maIh /«eux en ce «ns qi? H ajoute a 1 allure mécanique des personnages • mais il
ffrïït P V J * ? aVa ? ^ U à si * naler ^automatisme que : J d?l&J^- COMt ^ t ^f éli *?- rt 1 ui ^nt à.râme même
su^^rS'^M^ 116 ^ enc0re M - Jean Lombard sur.un point. Mais M. Camille de Sainte-Croix dans
un de ses récents articles de la Bataille™ «cXmnte r
faire ot TuF ** ^ ^ licat <\* *> n * aurais mS iaire que de déférer a son autorité •
noTnï^??* 5 ab °r d t ? UÊ l é nie plaigne à l'écrivain, non ■■; point de la complication, de son vocabulaire, riche et savant, qui donne de si flamboyantes couleurs à ses Si bleaux , de reconstitution, mai/bien de certaL jeux de phrase qui n .'ont d'autre byzantinisine que Tel ui des erreurs littéraires ' contemporaines. ..-. . " . *
« Entre les deux manières" supérieures d'écrire, tout personnellement ou tout impersonnellement, c'est sans Il ££ A ssco ? d * ^'a visé le romancier de Élance.
Lnt memi 10 PIUS C ° Ùfarme à ë °n Plan, et par^onsé^ quent meilleur pour son œuvre, qu'il la dégageât mieux
des amusements où se perd l'ingéniosité de nos blasés î
ALFRED VALLETTE
Août i8po.
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