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ENQUÊTES DE CHOSES D'ART

Au Louvm, de nouvelles acquisitions, provisoirement exposées salle Henri II : un beau triptyque attribué à Memïing ; un merveilleux portrait en pied, déjeune homme, par Antonis , Mor; un paysage de Huet, un portrait par Bonington.A voir

aussi, dans les salles de l'école française, la € Remise des Chevreuils », de Courbet, et les * Glaneuses », de Millet, récentment installés.

Au Luxembourg, accroché provisoirement, en attendant son transfèrement au Louvre, V « Ave Maria », de Bonvin, légué par M. Vince. .

Chez Boussop et Valadox (boulevard Montmartre) : ua admirable portrait de femme,, de Corot; une biche dans la neige, de Courbet; un Monticelli; un grand paysage, de Th. Rousseau y qui est un des plus beaux que. nous sachions; des Claude Monct, des Gauguin, des Degas { portraits j. jockeys et chevaux, etc. ) , des Raffaelli ( i), (sculptures, peintures , surtout le « Café du Quartier de l'Ecole Militaire »), des Renûir> des Guîllaumin, des Odillon Redon f des Lautrec m Prochainement, la maison mettra en vente un « Album de lithographies d'après certaines ouvres de Monticelli. », qui est une précieuse merveille .

Che* Tawguy (rue Clauzel) : des Van Gogh, des Gauguin, des Emile Bernard, des Guillaumin, des Luce et une nature morte de Césanne (poires sur une serviette) qui est tout simplement un incomparable chef-d'œuvre.

Chez Mater (rue Laffitte, 5) :. une étude de femme au pastel» de Forain.

Chez Coutet (rue Lafayette, 34): Le « Faucheur », la «Gardeuse d'oies », le * Bineur de betteraves », de Camille Pis* saro; nue Vue du quartier Notre-Dame, de Schuffnecker»

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Echos divers et communications

30 juin 1890. :

c Monsieur le Rédacteur en chefj

€ Jecrois.de mon devoir, en vous remerciant des lignés consacrées à notre ami disparu, Directeur et Fondateur des Eckits four i/A*t, défaire remarquer . que. votre note pourrait vouloir dire que ce Périodique (dévoué parla volonté de M, Gaston Dubedat «" à ma Philosophie évolutive et ma. théorie d'Instrumentation verbale », et non à un inane srmbo-. lismt) est quasi déchu... \

. « Quand Gaston Dubedat fonda les Ecrits, en 87 : ,pleïn : d'une foi amie en mon Œuvre, il voulait dès lors les vouer, entièrement à mot. Je refusai, et comme alors, ne sachant au juste ce que voulait M. Mallarmé, je l'admirais candidement, comme d'autres, pour ce qu'il semblait promettre, je m'effaçai devant lui : de îà # la Revue adopta le Symbole posé en théorie, de M. Mallarmé; et de moi, la .théorie Instrumentiste, Je

(1) Nous sommes obligés de remettre au prochain numéro l'article annoncé de M.G.-Albert AuriersurPœuvxe de M, Raffaelli.

n'avais publié encore, pour l'Idée, mon principe de Philosophie évolutive, '• — [Cinq ou six rédacteurs seulement, dont trois sont encore des nôtres actuellement: MM» Stuart Merrill, Georges Khnopff, et m oï. , : « Après sept numéros, ce périodique, en cette' série sans .cohésion, s'arrêta — pour, le 15 novembre 88 t abolissant cet essai, reparaître àvec,:selon le rêve de Gaston Dubedat demeuré le ^Dîrectenr, mon Principe de Philosophie évolutive et . nia. tkêoru dt Instrumentation verbale pour programme f sans dommage à la personnalité de. chacun.' ' '

a Les Ecrits pou* i/Am depuis paraissent, et continueront — grâce, qu'il me pardonne f indiscrétion, a la générosité de notre ami Stuart MerrjH, puisque jusqu'à ce jour nous n'avons voulu d'abonnements.-^ Et, avec les trois restés de la pieniîère série, les Eçsrrs comptent actuellement quinte poètes . admirablement voulants et unis* Déjà, il en serait bien plus, : mais il n'est pas chez nous d'inutiles.

< Il fallait, cette fois-ci encore et malgré nos Déclarations et. la preuve de nos œuvres (on sait cela, d'ailleurs, car bien ..' connus et loin sont les Ecrits et les Principes qui les guident), répéter notre mépris des Symbolistes aussi mort-nés au* les jyécadents^-^ et montrer vivace plus qu'en aucun temps .pour- vos,, lecteurs, l'oeuvre fondée par notre cher ami mort avant le triomphe auquel il avait foi : Les £ctiis poui x'Anz, * Je vous remercie, etc.;. » . .

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Volontiers j mon cher Ghïl, nous avons inséré votre lettre, mais c'est pure, camaraderie, car nullement Vccko incriminé nesaurait être pris dans. le sens que vous dites.

.. MM, Léo Trézenik, dans le Hoquet, Rodolphe Darxens, dans là Revue d* Aujourd'hui, et A. Berliaux, dans Art et Critique, ont simultanément publié un projet tendant à la création,, par le groupement des périodiques . de littérature et d'art existants, d'une feuille quotidienne. Cette feuille s'intittilerait, par hypothèse,. Le Journal Libre, et porterait en sous-titre, à tour de rôle, le titre des périodiques syndiqués. Chacune, des publications adhérentes conserverait sa direction, sa rédaction. et. son administration. Une réunion préparatoire de directeurs de revues a eu lieu le 5 juillet, et,; annoncent les trois publications précitées, l'entreprise * été reconnue possible.

De. notre collaborateur Jules Renard z dans la Rame 6? Au* jouxâ'hui, un bouquet de Petites Bruyères et un humoristique conte rapide, Là mèche de cheveux*; dans le Roquet, un

.amusant et paradoxal article, V Art:.*, pour V argent* : ; ■

Dans un numéro de la Wallonie qui lut est entièrement consacré, M. Emile Yérhaeren a publié les proses et poésies alternées dont voici; les titres : Poésies : Silencieusement;. Un Soir; Sais-je oà?\ Une J^uit; Quelques-uns ; Le Polder; Sonnet ; -^ Proses i Une Promenade ; Un Réveil ; L*Aqua±

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rium ; En Biscaye ; les Maîtres du Siècle. — Là "Wallonie annonce d'importants fragments de M. Jean Moréas*.

Le Roquet continue son .amusant € Massacre des Innocents »♦ En voici la série, par ordre chronologique : Paul Bourgét (Alfred Vallette) ; Francisque Sarcey (Léon MHlot: — r le Maximus Pànttfex de la critique théâtrale a en l'honneur d'un second éreintement dans le même numéro ■„" par Georges . Darien); Joséphin Péladan (Edouard Dubus); Edouard Noël (Rodolphe Darzens); Emile Bergerat (Jean Âjalbcrt); Albert Wolff (Rodolphe Darzens).

M. François Coppée devrait bien soigner sa prose, où $é rencontrent, toutes les douze syllabes, comme s'il le faisait exprès, de fort désagréables assonances; on en peut juger par ces quelques extraits du Coup de tampon :■

« C'est pis que soûs l'Empire, Trop heureux de ne pas attraper de prison. Ah i misère ! Avec leur chimie, ils ont raison, les Russes. Si l'on veut renverser la marmite des bourgeois, il faudra prendre la dynamite et les faire sauter, dût-on sauter avec !-.

« Il faisait beau. La rue avait un air joyeux. D'une école sortait une bande de gosses. Les charettes à bras et leurs humbles négoces de verdure et de fruits parfumaient le trottoir; et des couples, parmi la poudre d'or du soir, passaient, heureux, chacun auprès de sa chacune. » {Figaro dû 7 îuil-

ïet).

Dans la Bévue de la Littérature Moderne; un ïntérës- . sant article de notre collaborateur Ernest Raynaud : Le Théâtre moderne. " ■ . ~

Lès Jardins de l'Elysée Montmartre sont très en vogue : tous les étrangers y viennent admirer les transformations - faites et entendre l'excellent orchestre de Dufour. ■■":

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Nous avons l'honneur d'informer nos abonnés que nous offrons gratuitement à ceux qui nous en feront la demande leur portrait peint àl'huile par un artiste bien connu, M. Dugardin (84, faubourg Saint- Honoré). Il suffira d'adresser au bureau du Mercure de France une photographie, en indiquant la couleur du teint, des cheveux, des yeux et des vêtements. " — .La photographie, devant être détériorée, ne sera point rendue,, r-^ La livraison du portrait s'effectue dans le délai d'un mois .à un mois et demi. . * ■ - ■ \ ^'- t -■*'■-

Pour les frais de correspondance et de port, joindre en timbres-pôste la somme de 1 fr. 05.

Mercvre.

le Gérant; A. Yaixbtt*.

Impr. ROUGIER, 11, rue du Regard, Paris,

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