BRUXELLES
Au long de^paysages ^'ëflamonre nn merveilleux soleil, au long des écoutes aux portes du Rêve, ils vont, doctes, promenant la suffisance et l'augurai de leur personne, ceux-Ia dont la quasiment tenible ironie doit assagir, des exposants, aussi bien les joies que les tristesses Ils vont, proclamant le sain et prolifique créti-
ÏÏÏÏ1ÎS *?* S l ce ?? ndan t t <& P^ois des, - oeuvres les retiennent^les troublent, lès font songer minimement, leur coulant au cœur un attendrissement pour l'Idéal! Uces magiciennes œuvres où. leur cerveau s'in délimite" comme elles sont bien une prostitution de l'Art, . l'adapl tetion d un drame -wagnérien pour les masses ésclarinoV diennes, les mystères du Vieux Songe corrigés et expurgés pour une exportation en les payi d'ici-bis !
M. Férnand Ehnopff est Punique vers qui vont nlei-
deœSefnul S 'S-^ tténti0iletr fP platld ^ ëmeilt «**»* de cette foule Qui de nous ne s'est jamais laissé prendre a cet artiste Je veux bien croire sincère, mais sincère HFT* *?n ? C è ?' l effé ™nement de sa pensée, profonde disent-ils,, qui captivait : c'estla perversité asse 2
n^i!î„ C ^ Ue *? -^ n dessin ' * ue ncras aimions, parce que nous sommes .fables et qu'au cœur de tout homme
un vague amour pour les cartes bansparentes chante
■.ÏSSrï '9*£*- ■* bw Pff ne le prenne en Irop mauvaise part, mais je pense très . immorale l'œuvre quï
1, w r - ? V ¥*»*** Bourguereau , et M. Khnopff ^ Û Ç ^ 1 - 6 Bon g»e^i de l'Occultisme ?... On admire fort ici son Mêntorlès (pour nous, partie de
etT"Sf S) : m ? ls ; c ' Bstd « Van Beem, cela,' Jionsfeur! et du plus mauvais. '. . '
■1,5 M â-- Sto f? 1 . d f, S'Gravesande, nous dirons son talent sincère de parfait illustrateur. " «*■**««
nJL^Ï T""»^ ^P 05 *» des LUhographieéd 'après Vegas etPtwis de Chaoannes très intéressantes.
a „j£Ln le? ^ d f M. Yogels ne semblent autres que des Sfj * Lffï; 1 ^ 1 " d ? nnfe ' * é5tTOli ' u » certain mouillé RW' 8 ' m "f *? P'ête à penser qu'en l'aie- " rv t* • £* ^e ces productions n'ont séché vite. ^V**f* Xavier Mellery nous admirons sans réserve là
ZZl v-Çr?*' mais re5tons froid » bien froid, devant son trontiëptce pour les Pandectes belges (un Paul
Baudry) et devant ses deux. Bâquïriaffe, trop semblables a ces laides peintures pullulant actuellement en Allemagne. A coté d T un Crépuscule pastichant Millet, et de Mai. une exquise aquarelle, M. Segantini expose un .mâle hymne à l'Existence r Une fleur des Alpes , avec cette épigraphe : ^ *''..■■"
. Jai rencontré en haut, près des glaciers, une fleur étonnante; KlTL elle était belle et harmonieusement douce au soleil ï J'ai taché d'en donner une transcription en formes humaines.
Un chant de chair, de matériel amour, de Jeune vie et de suprême harmonie, ce maître tableau que sembleavoir inspiré Tâme dû Vinci,
Le mouvement néo-împressionniste dont MM. Seurat Signac et Sisley furent les promoteurs, fait école en Bel- £ique, mais hélas ! sans grand honneur pour les maîtres Les élèves de cette école (dite du pointillé) se sont à mon avis,,cbmposé un nouveau Roret pour leur .usage personnel, grâce auquel quiconque au bout de six mois pourra être des leurs, r— sans autre formé de procès Rien, certes,- dans la Nature ne mérite Tindifférence dé l'artiste, mais cet artiste devra-t-il ambitionner de traduire tout paysage, quel qu'il sôit, sans,au préalable, sentir en son être la sublime poussée» lyrique en tous siècles, qui fit ce que les temps qui suivirent nommèrent chefs-d œuvre ?... MM. Hayet, .Finch, Yan Rysselberghe et Van de Velde, ne sauraient êjtre traités en peintres du vrai, non plus qu'en daltonistes èxtravagants^(sur ce^ dernier chapitre, les tableaux de MM. Pis-
à demi e). Si 1'
. |T - * . . -, .parfaite TO
tion (telle perçue par nos sens) de ce vrai sera . toujours de l'art. Et ces messieurs, peignant à toute heure sont loin du vrai, sans pour cela se rapprocher du Rêve/ Comparez un peu l'exposition dé ces élèves; aux trois délicats tableaux de Lucien Pissarro, de : même qu'à ces quatre paysages de, Signac : op. 184 op-. 195, op. 196, et op. 200 : le procède est pareil, mais combien dissemblable l'impression ! Soyez artistes, Messieurs, maintenant que la presse bruxelloise vous a proclamés peintres ; et,, sans chercher à les copier, méditez si possible devant le Portrait de M ne J. P. et les Prairies à Gisors. Regardez aussi, en passant, le Quai Montebello de votre aîné Dubois-Pillet; cependant, la Nature, morte et les deux por-. traits de ce dernier réapparaissent trois erreurs-
De traiter du néo-impressionisme m'amène à parler d exquises œuvres, de là même école semble-t-il, mais qui s en., écartent :par un aigu de sensation bien sincère com^me bien personnel. Painommé : Le . Marronnier, Brœçk m Waterland et Bonkere icolken, de Jan Tooff^r d ^ pIUS P e ? éta «ït,'de plus profondément mélancolique, dune enivrante et prestigieuse, mélancolie
l'wT SCeS tr01Stableaux Commis.: Le Charme âê
Je n'ose vous entretenir, e n ce court espace, brièvement, du maître Renoir. Ne faudrait-il pas d'ailleurs une plume plus subtile, que.la mienne; et plus -ïnstSe sur
^)- Combien charnellement vivante sa Bar-
fe fleurs. Renoir par. beaucoup, est pris pour un débutant, — par ceux-Ia que vous savez.
Je remarque de M. Eugène Boch une étude : Charàonnage y .et le Cr/l-du-Q' au (Bornage).
™?r 1? M / tar . 1 ' ex P°^ on d * dessinateur Lemmen, et T? " H " de f. P eint Ef s o^-sculpteurs Cézanne, van Strydonck, Charlier et Paul Dubois. . ^
n ,? L A °, na ^ och a un tale ^ ^niable de dame.
X»e M. de Toulouse-Lautrec, un 'peintre moins, anglais
d iCr&Ç* Rousse, deux Etude et Liseuse.
+«-i 2?° d ? Re ^yos avait, l'an dernier, envoyé des
toiles certes plus personnelles que celles qu'il nous donne cette année Nous nous attardons cependant, et sans regret, devant Ecee Homo et.. Habanera. ■
•Nous voici venus aux grands tourmenteurs du Sonire, aux initiateurs a un ciel étrange, troublant, faux s'il est prouve, que le Rêve tie soit vrai. O la belléconquète taite sur la matière que de l'avoir dotée .de Pldée, elle ££■ J? emt -? s „* ro P sou ^ent laissèrent pour morte! O ÏZa SEi-i so i f dun somptueux Exil!... Citons tout d'abord Odilon Redon, qui n'expose pas moins de vimrtune oeuvres, dont quelques pastels. Ses lithographies le
■''££&'*' a ^f a °f e . là <l ue la di ™* Pri%céera,de Uotticelh-o» Ciel, . Christ, : Brunnhilde, . et cette dan-.
!1 <1U ?t Zrffe coupée, où notre, penser s'hallucine/ sont, pour l'amoureux d'elles, % 7
."...: Ce' vieux flacon qui se' souvient, . P oii jaillit toute vive une âme qui .revient.
Voici maintenant un autre penseur qui eût ravi JBau- ':'■
delaire ; M, James Enson Comme cette misérable comédie de la vie anime ces pages, en la lecture desquelles pourrait s'apprendre toute philosophie : Etonnement du masque Wouse, Masques .scandalisés raillant la mort. Squelettes voulant se chauffer. Où lé merveilleux ar- . tiste se montre encore, c'est en des eaux-fortes et en des dessins qu'on ne peut guère comparer qu'aux gravures. de Callotetde Bresdin. .
*M. Vincent van Gogh a envoyé. au Salon dès. XX : Tournesol^ Le. lierre, Verger en fleurs, Champ de blé, au SolelUoant, et la très belle Vigne rouge. On comprendra que je ne m'étende point sur lés mérites de ce vibrant artiste; après la subtile étude que notre collaborateur- G.-Albert Aurier lui a consacrée ici même,, étude reproduite par Y Art Moderne.
Un autre et non moins suprême capteur d'Infini i M. Willy Schlobach. Ah ! bien bafoué aussi celui-là ! Tout est à citer de son exposition : ta Morte, la Dame en noir, trois hanttsjs, des interprétations de ces vers :
.Que m'importe que tu sois sage ?
Sois belle, et sois triste...
(Fleurs nu mal)
Quelqu'un m'avait prédit, qui tenait une épée..... Tu seras nul — et pour ton âme inoccupée L'avenir ne sera qu'un regret du, passé. ! .
(Les Débâcles)
Désir d'être soudain la bête hiératique....:
. : (Les Débâcles).
Outre sa couleur qui semble, sùdant des- poisons, être du rêve oxydé , ce qui caractérise l'inquiétante personnalité de Willy Schlobach, c^est une exaspération de ta ligné telle qu'en les Mantégiia, les Botticelli, voire Du- . rér. ■,..■,' , , .
M. Robert Picard est, m'a-t-on dit, un très jeune peintre. ^Qu'importe, s'il a déjà conquis son tempérament ! . La JSature vue à travers un rêve, telles nous apparaissent * les. suggestives toiles qu'il expose. Et parfois, bien que vue à travers ce rêve, elle est encore bien vraie cette Nature, bien la nôtre à nous que n'étreint point le par-delà les horizons : ainsi ses deux Etudes à Chantilly. Voici de Robert Picard six merveilleux poèmes, à notre sens : Par/nage heureux, Mer marbrée par une brise fredehe] Forêt vue par les cimes, à Caurore, Eau dormante dans
mars 1890 ^ r
un jardin de sérénité; Appareillage par un temps calmé
au milieu du jour \ Paix mystique dans les dunes*
M. Minne à, crois-je, transcrit en sculptures les afflic-
' tïons humaines, en ce qu'elles ont d'animal, telles que les ressentirent, certes; les races des siècles où l'artificiel ne fut, — L'œuvre est des plus prenantes, mais demande a être étudiée très spécialement*
Le grand sculpteur Rodin, un des Vingtistes, a envoyé au. Salon une . évangélique tête dé St-Jean-Baptiste, et une petite étude en bronze.
Les envois de M . Alexandre Charpentier sont des plus intéressants, aussi des: plus jolis. Superbes par leur exactitude et leur vielles Médaillons tirés de la collection, du Théâtre Libre.
. Je ne saurais terminer ce compte-rendu sans féliciter les courageux organisateurs du Salon : des; XX, Salon qui n^a, comme il appert, rien à envier à son feu confrère . celui des Bouguereaù, Meissonnïer et Cie. Le mérite en revient surtout au secrétaire du Cercle, M. Octave Maus. Cest grâce à lui que prochainement, au local de ,
. l'Exposition, Stéphane Mallarmé viendra 1 donner une conférence,. et que des concerts seront, avec le concours de Vincent d'Indy* — L'Art, par l'intermédiaire de tous les artistes," lui en sait grand gré,
; Dalanik
Bruxelles, février i8go.
LES LIVRES :W
Axel,, par ViLLiEas i>k I'Isle-Àdah (Qûantin, 1890, i vol. in-8.) — C'était une illusion de Villïers de croire que les premières publications de ses œuvres ne se présentaient qu'à . létat d'ébauchés, nécessitant de rigides. corrections. Souvent, lors de .la misé en volume, à peine, çà etjlà, avait-il changé un substantif trop vulgaire, ajouté quelques épithètes choisies npn pour leur rareté, mais pour leur force explosive de suggestion. Axel devait être plus profondément remanié, et on trouve, en effet, lorsque l'on compare les deux versions, quelques traces de reprise en sous-œuvre dans les trois premières parties. Malheureusement, citait surtout la conclusion pour
» ■ ■ t , ' II"
(1) Nous sommes obligés de remettre au prochain numéro la bibliographie de VAisnte, de M, Adrien Remacle, et de Pterres eTIris, de M. Albert Lantoinè.
9 a . MERCVRE DE FRANCE
laquelle il avait médité dé notables modifications, et comme
aII^ q - peme àea Teh ? e les épreaves. Dans le suicide
fe^dï racff 3 rf S ' la C ™* d £** apparat, reprit! irice de lacté par lequel . « deux. êtres humains vienne ainsi de vouer eux-mêmes leurs :âines à 1W duclel i
nou^ eUt:C T nda,it jU S e ^ *™ «"e simp le p"^ suffit pour affirmer la croyance chrétienne de Villiere &Td™^ u eût aggravé le nialenten^Ti „„; aa;* ; ,xiler5 - /m appuyant,
obscurcit^ Q^nîfi^f-^ ^ a P ese sur le drame et en S à Iti a ^ lfîcatlon : Goaçu.par uh idéaliste hégélien.
mêu^ -Sx S 1 "! 1 *" Ua Ca * oli ^ e adonné- oh!. théorique ?ne inSt d*T^ S ? cretes ' de }*,*** triple antinomie que je génie de 1 écrivain ne pouvait concilier L'idéalisme
SSe h nt EF32T ^f Ct S ? r ? omettent, en feuchantvolont
mèSAwdeï^ ^- UrS J ° le f < ? amour ' *"« l'accomplissement, r^/ de leurs désirs, que la jouissance des- baisers des
rSffi'i^T 1 ? pab - leS à leurs P'^, seraient inaptes suicide &1 b °° henr »«?**«* *™ deVidée, Mais le ta>n nés de Lrif Ple v,' 011 qU ? 1CS ^gnifiques amants se sont
n?n p£ à ceÏÏ ?Mw aUiaient ^ ^ apper ' étant ariens, «un pas a ceue de l'enfer, mais à .celle du renoncement
Comme littérature, Axel est le grand œuvre de SX; VAvL^Lî J? ene Vqui ruissellent dans les cryptes du burg j; om ' *"r^ vjuiers seul sut en concevoir.: a Vous serez la
Se telles SU f V^^^:- »" Et.en'.une alternance uc «sues musiques, de -tel* t*^«ô+^, «*,« x„ . *.--j. t, *-
de telles m^*;««« ■ I + i " ' ■ ■ " * M enuU)ie alternance
h voilures que très
«. t t7 — * y w ***"* >c**ex5 sacres,- tout le goXeVveri'innnl V ^^ -S?" P***' *"* voilures
feu : d „\ V 1 ^ :,i a ™f ^^^^Ï.^V^ït
n*»n - il m » «.♦ • — ' . H uuu ^™ne n'existait que très
peu . il ne fut ni pauvre, ni malade, ni Êédaigné- mais royalement riche, comme Axel, jeune ? et fort coSme A^ël ^eï perpétue ^ é î" S ^ P Watique pnSse^estL fbuTe'- ex de nl I î, C i 1 H', de ^ S^nds . idéalistes, ignorés de la r!l . e > de Plus d'un de leurs amis — qu'en réalité ils habitent un autre monde , un monde créé par eux-mêmes
-*£!?&£%%*"■?**$" P arôles ' « « tout "e?b1;
â c*e sortiS ViîPe4 C ï 0n ' r é î œ qU n ^rime. * Grâce d'autres SenTu ?° mptJ î les mauvaises aventures où
a-esTo^^
nne e p S rSe S à C Te J K; Pa ' ED ^ AKD R ° D (Perrîn et " Ci ^ Ds «* unepretacea ce livre, malheureusement bien incomplète
ve™ « ^ a-dire comment de naturaliste zolaïsant il est de-
££,„.. q ■ app f Ue ,J ^«'w"'', l'intuitif défini par lui «u« homme qm regarde en soi-même/, non pour se MuuSb» rf
caercne «dans le microcosme de son cœur le jen du éœnr
MARS ïS<îo<: ' -
' htéïcrit Stîf' en ^ fes > acc > !» théorie d'après laquelle la majorité des productions contemporaines • mak T.>*+«.i+-~~ P^S^f ?«e ? dre ^/ B , poussé iïl™™ t ^ïï cl^Z mort? S'ingénier à dès. études purement psycàolociaues ne
■ se point soucier des. influences fatales du Su considérer la vie ambiante comme «^presque toujours nécligeabte et jamais comme sujet : soit. Mais alors il faut, semle-^l ^S remplacer la couleur que donne la description des m iHe^ pour suppléer surtout à l'explication tacite dl ^ceVtato fi&
Snt°i° g û q feut q ^^ S ^ V | Dt «" ^ïrcottalSonS S'I^ 1 entrer très profondément dans l'âme de ses personnages. Or, lu. Z« rrow cœurs, nous sentons fort W„
' '™™tJ^ k n • C0 ™P li qne» qiie. nons abandonnons sans le
connaître beaucoup. C'est une étude a fleur . d'âme et dW
sCeuSn g fa e nrd.V P T iéVre - Et ^ ÎS PO^Mors^ett eT fS ouS ?lJ f%S % ' CCtte sen « men talit H é si apparemmelit . * a " sse . q u °V a dirait «-ne concession à l'artificiel "b-ta oi *> détecte une des deux ou trois, grandes bypocrliet du ?ubîc?
Le Cadet, par Jkan Ricimpnir (Charpentier et Ciel — Est c
S ga S C tartea ^ Bourgét? To^t par et pour a ps^cht! . . togie. Cest en son honneur que le cadet AmabV S.X{«^
finît toniou^^ a r e ^ 1 ? a ^ eUrS T', Ce «"* « «tots et artificiel . nmx toujours par s absoudre. Il revient de Paris nonilfcuT vide presque, déculotté. Son frère Désiré le bourré de sïuw lui donne ses habits de fête, et l'installe eS S maison, comme un coq en pâte. Mais. le coq en pZ ^uami
ébotfle^rpW S Sa en rêt? ^^ ^ «*> ^'^ ■ ~„r Iia * s t s Pf "-mes en aiguisant ses ergots » Est-ce J
iflL^ *?»*** cet * charité de. son lourdaud dé frère? ■- £* •*»»*Bfi>is contre la haine et l'envié et marie S^
s^mr e "rs; C h €StenC + ^ P^^vouemlntquTlui pS»d dw!l^.u ■ amnt,dms sa propre estime,* auran K
■ Désiré n^tn^t r °'VP re ^ lle ^ «M» 1 ^- B P ™<I*e *<» éè°f devôfr à?ui P Am a £l abi *, da Y olr ™» entier, n'esice pas son aevoir, ilm, Amable, de lui en donner on. et n*est-if «« le '
siénorSeTr X ^r" 1 ^ d ' ètre P lacé e * *°" dtndevoï peueSse dTK ** ^W* confrère, il se. calm7^ breuses et di a ^^ P vouloir pour un. temps. Mais les téné- EtlSi^ complications d'âme reviennent, re- .
FenSn S^ Champ vénéneux. Amable marche
une Kl ,^ * * ÏSS ?î smat - P^t. tou * lelong du livre, WdlwW !« S ^ J mère et Pénétrante, uni dépecé énorme a Habileté sophistique, une suite de théorème? ri>n«V
coSK 8 C6mmC d J? «»«és'd'infànterier S^S^dîtaS corollaires «m serre-file. Et quandÀmable, visant «>n|è«"
porTnrsSs MU' ïttentio ^A *»* **' ^ *«' +™,*i. * I attention qu'il murmure machinalement
tout bas, entre ses dents serrées: « lapa! lapiSf» o^S
' que tenté de s'écrier comme eu classe : C, q. £ d., ce quai fallait démontrer. Le voilà, désormais, ce criminel à tête reposée, unique propriétaire de cette terre qu'il aime tant, non comme un lourd paysan, pour l'argent qu'elle rapporte, mais pour elle-même, d'un amour farouche et sensuel, jusqu'à se sentir «lies moelles fondre dans les os en une , gelée voluptueuse », jusqu'à la labourer frénétiquement de son sexe nu. Il est vrai. qu'il en meurt, et, franchement, c'est . bien le moins. J. R. P.
La Confession d'un Fou, par Léo TaÉ2enib: (Ollendorff), — C'est le livre que nous annoncions il y a deux mois, un roman qui suppose un cas fort curieux de dédoublement de la personnalité. Des hypothèses, scientifiques s'y rencontrent, . qui intéresseront les penseurs et tous ceux qui demandent au roman un peu plus qu'une histoire agréablement contée. D'ailleurs, la notation psychologique et l'étude de pathologie mentale, faites avec, un grand souci. de vérité, ne nuisent pas à l'intérêt anecdotique ; l'histoire y est, point banale et captivante. — Mais pourquoi Trézenifc n'a-t-il pas . davantage écrit son livre? '. ■. - A. V.
- Le Termite, par J.-H. Rosny (A. Savine). — C'est l'analyse de l'amour dans l'âme ratatinée d'un naturaliste ployé par les vents, pulvérisé par lès foudres .du symbolisme triomphant. Cette psychologie (une suite de visions merveilleuses dont l'ampleur doit contraster . avec l'étroitésse de la pauvre petite nature en question) semblerait plus logique si elle ne s'attaquait pas à quelqu'un qui a raillé lui-même les ratés du naturalisme et qui, depuis, s'est élevé, sans perdre pied, jusr qu'à l'idéalisme le plus rare. Car dans Servaise (héros de cette histoire) on a cru reconnaître M. Huysmans. Cette assimilation me répugne,, mais j'en ai eu, moi aussi, l'impression, et elle m'a été fort pénible. Je suis donc mal qualifié poib juger sainement de- ce livre .": il intéressera vivement les let^ très et amusera les amateurs de clefs, qui, sous les Nolla, les Guadet, ïes.Fombreuse du roman (il yen a vingt autres), chercheront et trouveront les Zola, les Daudet, les Concourt de -la. réalité.. R. G.
Cinq nouvelles, par J. P.Contamihk de Latoub (Société . de Publications internationales). — * Voilà un titre qu?oh h'açcusera point dé. « modernisme », mais peut-être dé rappeler trop exactement Trois Contes^ de Haubert. D'ailleurs, Antonius et Lucius, deux des compositions de M. Contamké de Latour, font mieux que rappeler Herodias çt Là Légende de Saint Julien l 'hospitalier ... Mirïam suppose un dès cent mille . incidents surgis parmi les Hébreux eh marche vers la Terre Promise,: et les deux autres contes, Rosamondc et EIctja, Viseraient à la reconstitution de. scènes d'époques barbares. Le tout est écrit dans une langue fort simple et sans péd autisme — . écueil ordinaire de tels ouvrages; mais, le style manque de couleur comme de nerfe, et l'auteur n'a su animer ni les
■SStJîïJ** ^Psçs : : ses nouvelles sont des récits, non des restitutions vivantes. A V
Noïritïa^ d0 T* "f* **.-W"«* ™vq1' (Pion, pourrit et Çie). --- Le grand ouvrage publié par Madame
AucBrçr et une douzaine de ses collaboratrice O^Srf
Trw^5 ? <, uon-seulement dans son école du dimanche de g*f. et dans . *«»* °* quatre autres, mais, devant des au! f™* dC W* 1111 * 5 «*. de Payons absolument TiUettrés U ? t con ÎP ose < e de ^ P arti es Parues en 1884 et 188^ formant ensemble près de dix-huit cents D^^.anLr volumeftfûn
dè^It^rl f* la Mb i e tr ^ duit ? n ">& Za "^«- Brochure de luxe in-18, tirage en deux couleurs. Prix : 1 fr *o rédirit
*■ 3 o centimes: - Ecrire, à V Argus >f iT/W ' «7 rue ' Montmartre, Paris. * * "'"*> f 57f rue
mK 6 ^^* 8 de deux poètes royalistes, par 1 «xr^;^ Y (M B *? MOT ) etC.,HYGï ir -FnRCT(Jonaust);^
bar M *C ft T e ,^T e$qn ^ dr ^ lne e V actes et 7 tableau, par m., c. Htgïh-Furct (V" Rozez, Bruxelles) '
Ji-feT do S"? on V seulement le titre de ces ouvrages, leur date de publication, étant trop, ancienne pour que S £f sions un compte-rendu. Et, puisque s'o&e PoccasioT noul preveuon^les auteurs et les- éditeurs qu'à l'aveubTuo^s n'inf
dtti r S t^ P i^ titre des **•&"* nelont poûtt d": dibon — bu de réédition — assez récente.
Echos divers et communications
♦ L l*iî lme prend Initiative d'une souscription pour éditer DÉmcACKS, de. Paul Verlaine. Nous 5 entons nol
confrère 1105 *2*^ ¥*%"& a . * ^ne i£g£dTJ£
grand luxe avec^la mention :■ /rfJJ 4«W ^W
desTm^A Vî^" 5 aat ^ ra P he de l4teur "et un S W^ 7^-~ F ~ Cazals * S«* vé par Maurice Baud et tiré sur tel te^avant. la lettre); chaqne volume; 20 fr.; - «°» 51 à 10Q, exemplaires contenant la signature de l'ai*.
^Noî fe^SS/"""* T? Ci - defsns J chaquTvolume : 5 fc; cï-dS»^ A^* P ? Blfair ? 2*»*™* îeVême dessin que à M L^; t£5 U k volum ?, : 3 fr v Adresser . les .souscriptions ?„.* x Des< *amps, Directeur de La Plume, *6 boulevard Arago, qui fera parvenir les volumes)^
. L exposition de l'Union dés Femmes peintres et sculntenr.: s ouvre, *u Palais . de l'Industrie, le « 'février No^S prie Madame Elisa .Bloc* de nons laisser v^r W envois T cette année, et l'aimable auteur des figures connus ^T'fL; ■ra*ce,^Ae<J>Or t .-U frondeur, ^L, nons a pfe
c e^Tel^K 6 b ° n p^ f âce -»- P'omeàde en S0 P n Ça" çieux atelier de l a rue Printemps. Des bustes, des bustes et
SZZ*? UStCS: d - àb0i ; d Ceuï de afférents types- de jeûnes , et jolies femmes, pms celui de l'astronome Camille Ha iùmanon très. reus S1 , et un autre, , ébauché à peine oui deS dra le hbrettste Jules Barbier.. L'auteur Ie^J&a£££ A&ÎS" 1 ^f/o^ bn ?îf P^ Madame Elisa. Bloch, à qui vont décidément toutes les illustrations contemporaines.
mE« St + ^ erbe ? 1 * ,lt <lue . la Jèune «feWUiw, avec son numéro, triple, qu'orne un hallucinant frontispice de Georee Mmne, entre dans sa to- année. Après la brûlante Tp a « lît ■ ,{«Vd«M. Valère.. Gille, son directeur^u? proXre la
fiïïf * ?°^ lqUe « ouverte à tous » e * fait appel à tousTles fidèles de l'Art », d'intéressants articles, poésies, contes frai*
ÏÏ?*V a . ont ^ és : , Stéphane Mallarmé, Geor^et Eekhoud Albert Giraud, Arnold Goffin, Henri de Régnier, Francis v£& Gr ffin, Henry Maubel, Emile Van' Arenbergh, Eugène D^
lit' J t ë es ,? estre e, Fernand Severin, Adolphe '. Frères Albert Arnay, Maurice Maeterlinck, Iwan Gilkin louis De-
de^né. JeaQ B ° elS> ValèrC GÎUé ' Aïbert ^paùTet Léon Darl
°™ autre pubHcation littéraire belge, la Pléiade, dirieée par M. P. Lacomblez (Bruxelles, rue 'dès Paroissien^*! commence, son. tome ïlavec un conte de M. KariTaL ôsta 3 - VeilUe; deux sonnets de M. Auguste Jeàart : Paysage -etSC
fe?'*2?? P ° emC ™ prOSe V e * V> ' tf ' et trois-polsie7^ *o«*r />W««r, . £//,, .?>«?«(>, d e M. Albert Arnay •
Impressions, de M. Fernand Seveîin; J>s Notes, dé m5 p£ii Masy; Sozr rf'W, poésie dé M. C. Lafitte ; et deuxièmes en prose de M- Arthur Dupont : Une étemelle JàuFeuT- Le Sommeil de Ri mer. . «««*«/-,
r n S^° Uab0 "t e ^ J L - P- de Brinn'gaubast, actuellement à Constantinople, ou il demeurera plusieurs années, met la dernière mam à un nouveau roman : Colle forte, qni pairaîtrà en automne, avec son second volume de'poésïés : Vers Insolents dont le texte est définitivement fixé. W confrère Waffle aussi à sou drame : Pétrarque. . «avanie
Pour paraître en avril, sous la direction de M.Saint-Pol Koux, La Poésie de Demain, périodique qui sera, selon la propre expression de son fondateur, une revne « d'élixir » et s adressera « à toutes les originalité., mais à elles seules^ leur demandant leur plus parfaite floraison. » .
' . Mercvre.
t T.^.r T A»i„ Le Gérant: A. Vxixettb,
Impr. ROUGIER, n, rne du Regard, Paris.
INTUITIVISME ET RÉALISME
Le Naturalisme se meurt, le Naturalisme est niort! Seul le grand pontife a gardé sa foi et perpétue l'office, abandonné de ceux-là même qui furent ses prêtres les plus fervents. Non pas que, radieux exaltés d'une foi nouvelle, ils marchent avec certitude vers leur Terre Promise : ils s'agitent en Ipleines ténèbres, avancent à tâtojns ou piétinent sur place, dans les affres du doute/Mais parfois, en ce dur voyage pour la vague Chanaan, l'un d'eux perçoit qu'une aube délave l'obscurité de la route, et telle est sa détresse qu'il acclame d'enthousiasme cette indécise clarté: sans attendre qu'il fasse jour, sans se demander si ce n£ sont point ses yeux qui s'accoutument à la nuit, s'il n'est point dupe d'une hallucination ou d'ùt mirage, vite il emprisonne la parcelle de vérité dans une formule où il appose un sceau particulier, un de ces mots en isme si fréquemment surgis 1 ] pendant ces derniers temps, et dont le benjamin est Vintuitivisme. - , • ' j]
Mais M. Edouard Rod est un esprit troi| prudent pour dire ce mot en Messie de la re'ligion espérée: il le hasarde, l'insinue avec circonspection, doucement ironique pour lui-même et! pour les inventeurs de systèmes ejuiame. Après j avoir noté quelques-unes des /gfcslfceq^ ont détaché
ceux de sa génération et lui du Naturalisme, et indiqué timidement leurs tendances vers un sym-~ bolisme peut-être, en somme, incompatible avec le roman y M. Edouard Rod propose : <st Si j'avais la foi unilatérale de ceux qui croient au sens précis des termes, je prendrais le mot INTUITI- VISME, et j'en ferais une étiquette à coller sur le flacon où nous nous débattrions ensembles. Et, littérairement parlant, il définit l'intuitif « uni homme qui regarde en soi-même... Mais il ne suffit pas de regarder en soi, il faut voir autre chose que soi... L'intûitivisme, si par hasard On voulait accepter ce mot, serait donc l'application de l'intuition comme méthode de psychologie littéraire : regarder en soi, non pour se connaître ni pour s'aimer, mais pour connaître et aimer les autres 5 chercher dans le microcosme de son < coeur le jeu du cœur humain; partir de là pouj aller plus loin que soi, et parce qu'en soi, quoi qu'on dise, se réfléchit le mondes.
Or, en quoi la méthode intuitiviste de psychologie différerait-elle delà méthode (car il n'y en a qu'une) de psychologie employée dans tous les temps? Hormis Taûtobiographe, historien psychologue plutôt que romancier, quiconque écrit un roman n'a que son moi pour y voir dans le moi de s^s personnages ; et qu'il veuille aller plus loin que soi ou en deçà, c'est toujours à son moi-boussole qu'il lui faut recourir pour s'orienter, à son moî-équateur pour mesurer les distances et régler 1 être qu'il crée.Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais d'autre méthode de psychologie littéraire. Cela, d'ailleurs, seprouve par V absurde : commentle plus, génial des habitants de la Terre, supposé convaincu que la Lune est peuplée, s'y prendrait-il pour l'étude psychologique d'un habitantdela Lune, n'ayant aucun terme de comparaison, aucune «fenêtre ou.
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verte » sur Fâme d'un être que, par cela seul qu'il est différent de lui-même, il ne peut concevoir dans son essence ? Déjà, donc, il appert que Tintuitivisme engloberait, sauf les autobiographes, tous les psychologues, et non pas seulement une catégorie de psychologues. Mais il ne comprend pas qu'eux, car l'intuition, pour tous les romanciers qui ne sont point de purs fantaisistes, est Tunique moyen d'insuffler, ou proprement de prêter la vie. Les plus documentaires des naturalistes, les fanatiques de l'observation, ceux qui s'effacent le plus devant les . agissements de leurs personnages, sont bien obligés, sous peine de fabriquer cette machine automatique : des I marionnettes se mouvant dans un décor, de définir de temps à autre des états d'âme, quel que| soit du reste le procédé, d'entrer «dans la peau du bonhomme » ; et c'est alors que l'intuition leur est indispensable, ou, en termes précis, le mot intuition s'interprêtarit de façons diverses, la faculté de transposition de leur propre moi déformé selon leur conception de personnage.
; L'invention d'une théorie n'allait point sans modifications techniques, et M, Edouard Rod avance qu'il a cherché à * dégager le roman de quelques-unes des scories qui l'empêchent de se développer dans le sens indiqué ; de la description, d'abord... fastidieuse et surtout illusoire, car elle tient beaucoup de place, dit peu de chose et n'explique rien ». Ceci n'est que spécieuse. Dans nombre de livres, certes, la description usurpe la place, n'est qu'en, relation très éloignée avec le sujet, et partant devient fastidieuse et illusoire; Mais, théoriquement, cela ne prouve rien, et pratiquement ne fait que déceler artistes défectueux des auteurs qui n'ont point la perception des rapportsfcntre le sujet et la chose ambiante, et man-i
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quent du don de pondération sans lequel il est impossible d'atteindre à l'eurythmie, je ne voudrais point ressasser la vieille discussion des milieux, mais il est certain que la description des choses parmi quoi se meut un être, et strictement circonscrite aux rapports de l'être à ces choses loin de nuire, comme une superfétation, à l'économie de 1 œuvre, la complète — et souvent résout 1res brièvement des phénomènes psychiques qw demanderaient un long détail, plus fastidieux encore qu'une description « à coté ».
Parmi les scories dont M. Edouard Rod dit avoir cherche a dégager le roman, il y a aussi « les récits rétrospectifs, qui, destinés à présenter le personnage, sont devenus à force d'usage, des clichés sur 1 enfance, 1 adolescence et l'éducation » — et enfin les « scènes », pour ce qu'elles ont presque ton | ours «un air désagréablement artificiel et théâtral ». Ce serait là, sans doute, Une bonne besogne ; mais qui donc, sinon les. écrivains maladroits (ou très jeunes et ne tenant pas encore leur métier), s escrime encore aux récits rétrospectifs > Et les « scènes •», Flaubert n'en a guère, que ie sache, dans l'Education sentimentale, l'œuvré entier de MM. de Goncourt presque pas, et M Huysmans nulle part.
Il semble donc que le mot intniUvisme n'étiquette rien de bien neuf, ni relativement aux tendances actuelles des esprits, ni en ce qui concerne les moyens d'exprimer. Il est équitable de noter que M. Edouard Rod n'a pas écrit sa préface exclusivement pour lancer ce mot, mais pour expliquer à ses « amis connus et inconnus » l'évolution de ses idées, simultanée, sinon parallèle, à une évolution des idées chez tous ceux de sa éé- l neration littéraire. Et là réside un fait important, car il est avéré que, après s'être un moment arrê-
tes au Naturalisme, la presque totalité à.es jeunes littérateurs évoluent aujourd'hui — sans d'ailleurs trop savoir où ils vont. Ce n*est pas iii le lieu d'étudier les très nombreuses tendances nouvelles, mais cette constatation me paraît topique que le cycle naturaliste, prétendu si peu vaste pourtant, restera incomplet, et que même infiniitnent peu des sujets qu'il renferme auront trouvé jjleur juste expression. I
En effet, dans l'échelle idéale qui part ;|de la matière inerte, passe par les végétaux, les! animaux et l'homme pour aboutir à Dieu, l'homme occupe un nombre considérable de degrés, pas beaucoup plus qu'animal en certains cas par le p$u de développement de son cerveau, mais aussi! tout près de Dieu parfois eu égard à retendue de json intelligence. Or, si le réalisme est bien l'expression immédiate de toute la vérité acquise^ le cycle réaliste demeure incomplet en ce que iion seule* ment on n'y rencontre point toutes les Combinaisons connues d'individus, mais pas même tous les types d'individus, . J!
Quant k V expression réaliste , elle doit'; de toute nécessité, pour être juste, combiner l'observation, l'expérience et l'induction certaine, être en un mot la cristallisation selon les lois naturelles de la vérité tangible ; et, à ce point de vue, Concevoir l'individu en dehors de son milieu serait un non sens. Le^Naturalisme Ta bien posé en principe , mais, dans la pratique, au lieu de se borner à la seule peinture, et selon les lois, des choses qui agissent sur F être, il a peint toutes les choses parmi lesquelles l'être vit, les indispensables et les inutiles, sans discernement des valeurs. D'où le milieu développé monstrueusement aux dépens de l'individu, puis la disparition dans le fcêle-mèle des liens de l'individu au milieu : l'observation
semble une étude concurrente à l'étude psychologique, nullement reliées entre elles, et la description toujours arbitraire. En sorte que M. Edouard Kod a pu dire, visant, je veux croire,les œuvres et non la théorie que l'observation « fait de l'artiste un photographe et néglige ce que les faits ont de plus intéressant c'est-à-dire leur signification * Mais un autre défaut a aussi empêché le roman naturaliste d'atteindre â la juste expression du vrai :1 abus de l'analyse, qui.dhsoutle fait et en abolit le caractère, délayage absolument contraire au but même de Part : la synthèse. Evidemment lauteur doit être un analyste, • mais pomyaprès
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quoi il ne saurait entrer, si l'on peut dire, éparpillé en molécules, mais à l'état de particule composée. r
Entre qui s'évertue à exprimer la vie par la seule étude de l'âme, en dehors de toute circonstance extrinsèque, et quiconque cherche ce résultat par la seule notation d'agissements dans un décor, en dehors de toute étude de l'âme il va place pour qui résumerait les deux manières en les combinant, laisserait d'abord l'individu à son milieu, et, avec la connaissance des lois qui régissent les relations de ces deux termes inséparables, obtiendrait l'expression synthétique d'une portion de vie, d une vie, ou d'un groupement de vies. La théorie,- du reste, n'est pas neuve, puisqu'elle s induit tout entière de Y Education sentimentale, •m • , œuvre de Pondération où sont à peine sensibles deux ou trois erreurs de statique, admirable synthèse qui serait la parfaite expression réaliste sans quelques touches romantiques — encore que ce livre restitue l'époque d'Antony
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Mais combien d'œuvres du cycle réaliste s'élèvent à cette expression synthétique Idu vrai ! M. Emile Zola, romantique autant qu'Hugo et descriptif-symboliste, est sciemment demeuré à côté; les frètes de Goncourt avaient trop d'esprit pour peindre vraie l'humanité lourdaude, et M- Edmond de Goncourt travaillant seul est trop analyste ; M. Huysmans aussi est trop analyste, e^t de plus *• trop peintre ; trop analystes, chacun dans une note différente, MM; Hennique, Céard et; Camille Lemonnier; trop obj ectiviste M. Paul Alexis. Et tous ceux qui vinrent ensuite procèdent de ceux-là ou en exagèrent les difformités (relatives, bien entendu, et dont plusieurs, considérées sous un autre angle que celui où je lek regarde en cet article, sont des qualités de premïpr ordre), et davantage s'écartent de l'expression j adéquate au concept réaliste- Il n'y a pour s'en rapprocher que M. Alphonse Daudet, par places,; et seulement dans Sapho et dans Y Immortel 9 tous ses autres livres étant tarés de « fleurbleuisme » et de fausse sentimentalité. Seul, enfin, M.lj Guy de Maupassant a touché barre parfois : certaines de ses nouvelles sont achevées. Il semblait que l'auteur d*lfnt Vie fût marqué pour, en se perfectionnant, donner sa plus complète expression au roman de vérité immédiate ; maïs il est; plus ob-r jectiviste encore dans Bel-Ami, etle voici maintenant à lopposite, dans la psychologie, j
Le cycle réaliste aura donc manqué du synthétîste que je veux dire, également loin dii plat documentaire et de l'assommant psychologue quand même, troisième larron entrevu par M r Zola, j'imagine, alors que, s'avouant lui-même mantique pour cette tâche, il espérait i vains futurs l'accomplissement de l'œuvre rêvée- Ce troisième larron, à coup sûr, ne participerait
trop rodes écri-
pas plus du commissaire-priseur que du photographe : ce serait un artiste de grand talent, dont le champ d'action, naturellement fini, fermé aux au-delà de l'idéalisme, est cependant bien plus vaste que ne le prétend une critique sans profondeur. Et je crois soutenable ce paradoxe : si quelques-uns, parmi ceux qui furent réalistes, sont tout de bons sollicités par l'orientation de leur esprit à s'éloigner de leur première esthétique, les autres l'abandonnent uniquement parce que, sachant qu'il n'est plus- possible de se localiser dans l'observation et l'analyse,- il ne se sentent point l'envergure de la synthèse, qui requiert à la fois la vue d'ensemble, l'observation, la psychologie, l'analyse, le sentiment de l'harmonie — sans compter l'intuition.
Alfred Vallette,
Mars 1890.