I.- — L'Aotekge
C'est un bouge suspect où de pâles buveurs Vont s'attabler aux soirs de souffrance charnelle;. C'est l'assommoir où sombrent toutes les ferveurs. Dans un rouge chahut d'obscènes ritournelles. -
Les murs sont maculés du sang des- cœurs blessés Venus s'échouer là comme sur une grève,
Cœurs de Désespérés et cœurs de Délaissés Contempteurs de Fameux et Renégats du ire
rêve.
Le bouge hospitalier les reçoittpus, hélas!
Ces vagabonds que leur ennui d'être seuls navre, Et qui vont résignés, quoique pourtant bien las, Par la vi£ inutile en quête de leur havre.
— Mais parfois en ces lieux, par le vice requis, Un hôte de hasard victorieux s'installe, ■Et despotiquement, comme en pays conquis, Epand une terreur de loyauté brutale. . ;
Alors on clôt la porte ainsi que les auvents Pour l'accomplissement dé ténébreuses fêtes,: Jusqu'au jour, où l'Auberge ouverte à tous les vents Croule enfin sous les coups des dernières défaites,
." II. — Le Palais
A l'abri des pillards, derrière les remparts Des bastillons qui lèvent haut de toutes parts Leurs hourds et leurs créneaux, comme une forteresse Et royal de splendeur, l'altier palais se dresse.
Maints seigneurs valeureux et maints aventuriers Ont livré sous ses murs des combats meurtriers ; Maint troubadour badin maître en gaye science . Sur, le seuil a lassé Fart de sa patience.
Aux heurt» d'appel les écho* »euî» ont répondu. Et ton» t'en «rat allé», le cceur tout morfondu, Sou» le regard cruel du Sphinx énijpnrbqu> Blasonné sur Vécu de gueules du ForOû>ei
■— Mais parfois le plumail d'un roide paladin
Qui vague à l'aventure au seul gré du destin
Surgit, au flamboiement d'un éclair de victoire,
Dan» la clameur d'une fanfare évocatoire. ;
Et voici que soudain, aux sons de l'olifant]! Les murailles devant le seigneur triomphant
Croulent, et que, sans coup férir, le preux Dans le palais aîtier qui n'attendait qu'un: