PANTOUM DU FEU
Un pâle papillon bat de l'aile dans Fâtre, Le bois famé et s'allume avec de petits cris"; Dans rime une lueur incertaine folâtre, Le souvenir entrouvre un peu son linceul gris.
Le bois fume. et s'allume avec de petits cris, Une flamme jaillit, s'abat et se redresse; Le souvenir entr'ouvre un peu son linceul gris, Une voix d'autrefois hésite en sa caresse.
Une flamme jaillit, s'abat et se redresse, L'or palpitant s'allie au rose frémissant; Une voix d'autrefois hésite en sa caresse, .
Cheveux épars s'incarne un Rêve éblouissant*
L'or palpitant s'allie au rose frémissant, .
Mille langues de feu se meurent réunies; Cheveux épars s'incarne un Rêve éblouissant,. On poursuit un vain leurre en folles agonies.
Mille langues de. feu se meurent réunies, L'ombre viendra bientôt envahir le foyer; On poursuit un vain leurre' en folles agonies, La vision dans IsT brume va se uoyer.
L'ombre viendra bientôt envahir le foyer, Un peu de cendre exhale une tiédeur bleuâtre ; La vision dans la brume va se noyer, l
Un pâle papillon bat de l'aile dans Pâtre»
Edouard Dubus #
AVRIL 1890 : ij*