‹ Mercure de France, tome 1Chapitre 44 sur 168 · PANTOUM DU FEU · texte numérisé non relu

PANTOUM DU FEU

Un pâle papillon bat de l'aile dans Fâtre, Le bois famé et s'allume avec de petits cris"; Dans rime une lueur incertaine folâtre, Le souvenir entrouvre un peu son linceul gris.

Le bois fume. et s'allume avec de petits cris, Une flamme jaillit, s'abat et se redresse; Le souvenir entr'ouvre un peu son linceul gris, Une voix d'autrefois hésite en sa caresse.

Une flamme jaillit, s'abat et se redresse, L'or palpitant s'allie au rose frémissant; Une voix d'autrefois hésite en sa caresse, .

Cheveux épars s'incarne un Rêve éblouissant*

L'or palpitant s'allie au rose frémissant, .

Mille langues de feu se meurent réunies; Cheveux épars s'incarne un Rêve éblouissant,. On poursuit un vain leurre en folles agonies.

Mille langues de. feu se meurent réunies, L'ombre viendra bientôt envahir le foyer; On poursuit un vain leurre' en folles agonies, La vision dans IsT brume va se uoyer.

L'ombre viendra bientôt envahir le foyer, Un peu de cendre exhale une tiédeur bleuâtre ; La vision dans la brume va se noyer, l

Un pâle papillon bat de l'aile dans Pâtre»

Edouard Dubus #

AVRIL 1890 : ij*

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