‹ Mercure de France, tome 1Chapitre 48 sur 168 · LES FRÈRES ZEMGANNO · texte numérisé non relu

LES FRÈRES ZEMGANNO

La critique s'est montrée sévère pourTes Frèréà -Zemqanno. C'a été, dans les feuilles bieu pensantes inféodées au « Georgeohnetisme » et au « Sarduvisme », un toile général. Les Aristarques de la presse ont froncé te sourcil. Les moins âpres, tels que MM. Sarcey et Vitu, ont prononcé le mot de fumisterie! Quelques-uns se «ont fâchés rouge de ce que des mains profanes, non artistes, eussent osé tripatouiller le chef-d'œuvre redoutable d'Edmond de Goncourt, et ont crié au sacrilège 1

Des mains non artistes, certes ! j'en conviens, celles de

** ^ w. pas le sensuu eu quête liant, du mot qui peint, apte à comprendre pleinement les Goncourt et a taire passer, par suite, sur la ««**«> c * frisson spécial qu'ils ont mis dans leur œuvre ; mais il est homme de théâtre : il a des habileté! spéciales, de la facilité, de l'entregent. II sait et il pratique toutes les roue-

. Son exubérance de voix, son en-i air oe gestes yous tirant, quand il parle, un bouton ou un revers dTiâbit, toute ta chaleur de son débit, toute l'animation de ses yeux, en font une personnalité*. On sent une conviction. Il donne l'illusion d'un littérateur opiniâtre et féroce. Et tout c/a va, cher lui, de pair avec une entente prodigieu* de la réclame, un agencement merveilleux du succès. C'est l'oiseau rare des éditeurs I .

Pour lui surtout/cette transposition des Frères Zemganno était ardue. Il s'est tiré de la difficulté avec bonheur. M. Alexis dut être ici bon conseilleur. Il a compris qu'il fallait le moins possible chçnger à l'œuvre du maître. La pièce ! c-est simplement trois tableaux découpés dans le vif du livre avec l'ingéniosité rare qu'on va voir :

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