ANGOISSES
Ton pied charnu — dans l'ombré où gîte ma mélancolie O destinée, écrasé un poids terrible snrmes os i . Et la faiblesse triste et solennelle des roseaux, Qpi seule est Tânie, ne saurait que croire à la folie..
Un jour, je vis une innocente et firêle jeùije fille Que séduisit un rustre malveillant qui la tua/. >
Le laid soupçon prit place : un. escargot. dans sa coquille. Ce que je vis -depuis l'accrut et le perpétua.
An fond, j'ai désiré la pàîx fatale et sans retour - Mais, la matière et les instincts ont des soucis de Vivre. Un bruit lointain de guerre — cliquetis, tambour et fifre — Me tient r oreille au guet, lassé, partant toujours pandour.
Aux armes ! — Le sourire désolé de l'impuissance Se^viënt unïr au grand mépris railleur pour l'action . Ah! je dirais vraiment des mots subtile et clairs, si on Pouvait en des paroles exprimer ce que l'on pense/
L'énigme nette se proclame dans le noir du cœur. Il faut que- ce martyre disparaisse, — Un glas moqueur. Répond aux invectives fabuleuses que je râle. La lourde nuit se farde d'une lune sépulcrale^ .
Un vieux satyre prétendait que la luxure avstit
Le don superbe d'entraîner l'esprit hors dés amares
Et qu'il n'était oh ! rien dé tel; que le moelleux dnvet
Deschaïrs, oùl'on ^enfonce, ainsi qu'nnpieddansl'eandesmares-
Et je croirais à tout, si tout ne me semblait si louche, Si tout ne s'entachait d'un ironique résultat! Et je ybndrais gémir: le pleur me reste dans la bouche Qui donc me crut un serf si dépravé ? Qui m'insulta?
Il fent, sans doute, que je cherche encore dans mon âme Quelque recoin moins tourmenté, moins pauvre, moins infâme Pour m y complaire, loin dn monde absurde et hobereau ' Comme on s'enfuit aux champslorsqne la ville pèse trop
Et s?a existe, ce recoin, sera-ce enfin 1'oiibli? Sera-ce la retraite au sein du débonnaire cloître
On la vertu de quelques-nhs, dit-on. a pu s'accroître Jusqu'à se résigner au mal, à le -trouver joli?
. Louis Dumur.