‹ Mercure de France, tome 1Chapitre 52 sur 168 · NOCTURNE · texte numérisé non relu

NOCTURNE

- Ha ! cette nuit est dure,

Il cinglé des vents d'on ne. sait pas où. * Un nomme qui. s'enfuyait comme un fou M a failli jeter sous une voiture...

Ah! pitoyable jtetit monsieur romanesque Pourquoi t*en aller ainsi tous les soirs

n~ * + ler n des ? M b M acs P° ur les ^«x yeux noirs De cette Dame? - oL! si belle! m^ianlkmnesteî Mais honnête à faire pleurer!

'. Et je pleure à là lune

Pour ses beaux yeux..

C'est, disent mes aïeux, Etre en bonne fortune.

— Ah ! vraiment non,., aucune.

Tiens! La lumière s*est éteinte... C'est dommage : xf--^ - * vraim *n* suggestive. — Hélasi peut-être tf ichais-tu, mon jaloux ramier, à l'autre étage? Mais elle était douce à mes yeux — - cette fenêtre:

Ainsi partir! S en aller -, toujours s'en aller,

Sans avoir pu! lui dire un petit : « Je vous jure.., »

Ah! c est qu'Elle m'est si bien toute la Nature!

— Avec lés bois, les sources, les oiseaux, parler Gentiment, comme un François d'Assise, 6 mon Dieu Qui rêvez dans ces voix profondes, en tout lieu,

Et qui nous envoyez toute cette 4 musique !

— C'est qu'elle est si bien toute ma Métaphysique!.

Ha! ha! Du vent! Ah! la nuit est dure, 11 me semble .qu'il y a longtemps que ça dure*

Et je pleure à la lune;..

- . ... La lune, où donc?... Aucune,

Mais des nuages noirs à jgros ourlets d'argent

D'enterrement.

Louis Denise.

x 3* MERCVRE DE FRANCE

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